© LCILa présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac, a affirmé vendredi que les 9 milliards d'euros prévus au passif de la compagnie en 2007 pour le paiement des retraites des cheminots n'étaient qu'une "question comptable" et qu'elle ne laisserait pas "stigmatiser" ce régime spécial. Anne-Marie Idrac faisait référence sur RTL à un article des Echos de vendredi indiquant que l'entreprise publique devrait passer 9 milliards d'euros au passif de son bilan 2007 liés au paiement des futures retraites des cheminots.
En 2007, l'entreprise publique devra en effet modifier la présentation de ses comptes et adopter les normes dites IFRS. Cette évolution va provoquer le transfert des sommes prévues pour les pensions à venir des cheminots dans le bilan de la SNCF, ce qui n'était pas le cas auparavant.
Pas de "faillite virtuelle"
La présidente de la SNCF a ajouté qu'il était "faux" de présenter son entreprise en "faillite" virtuelle, comme l'a fait le quotidien économique. "Il n'y a pas lieu de remettre à plat le régime de retraite (des cheminots) sur cette question comptable qui est le seul problème posé aujourd'hui", a-t-elle poursuivi. "Si certains veulent poser la question du contenu des retraites, les cheminots, la présidente des cheminots, ne laisseront pas stigmatiser" un régime spécial de retraites "insuffisamment connu", a-t-elle prévenu.
Dans son dernier rapport annuel, en septembre, la Cour des Comptes regrettait que les régimes spéciaux de retraite de la SNCF, de la RATP et d'EDF-GDF "n'aient pas été réformés" suivant les principes de la loi de 2003. Ceux-ci alignent les durées de cotisations des fonctionnaires sur celles des salariés du privé. Ce sujet sera à l'ordre du jour du rendez-vous de 2008 prévu par la loi Fillon sur les retraites qui doit dresser un bilan du dispositif : situation financière des régimes, taux d'activité des seniors, situation de l'emploi.
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