L'A350 d'Airbus (LCI-TF1) © LCI-TF1L'A350 verra bien le jour. Après bien des atermoiements, le conseil d'administration d'EADS, la maison mère d'Airbus, a donné vendredi soir son feu vert au lancement industriel de l'A350. La nécessité de cet avion long courrier économe en carburant n'était pas en cause. C'était son montage financier qui posait problème. Le programme coûtera en effet 10 milliards d'euros.
L'avionneur européen mettra le premier appareil en service en 2013. Le bi-réacteur A350 XWB (extra wide body) à fuselage élargi, doit transporter de 250 à 350 passagers. Selon Airbus, il "répondra, avec la gamme existante A330 et A340, aux besoins de ce marché", représentant "5.700 appareils dans les 20 prochaines années".
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"L'avion commercial le plus moderne"
Les coûts de développement seront étalés sur la période 2007-2014, avec "un pic de dépenses entre 2010 et 2013", a précisé EADS. Le groupe européen précise que le financement s'effectuera "principalement" avec les ressources propres du groupe, "avec une forte contribution" du plan de redressement Power 8 et des "partenaires à risques" (qui partagent les risques du développement, ndlr). "Et, le cas échéant, par un "appel aux marchés internationaux", a précisé Louis Gallois, le patron d'Airbus lundi.
EADS ajoute que le lancement du programme "suppose la réalisation complète du programme de compétitivité Power 8". Ce programme annoncé le 3 octobre en même temps que les nouveaux retards de l'avion géant A380 prévoit 5 milliards d'euros d'économies de trésorerie d'ici à 2010, puis 2 milliards par an d'économies à partir de 2010. La valeur globale de ce marché est évaluée à 1.000 milliards de dollars (plus de 750 millions d'euros), selon EADS. Airbus a précisé que cela représentait en valeur 41% de l'ensemble des nouveaux appareils de plus de 100 places.
Le ministre de l'Economie Thierry Breton a affirmé que l'Etat français, actionnaire d'EADS, "accompagnera le financement" de l'A350.
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