Arrivée de voyageurs à l'aéroport de Roissy © TF1/LCIPour Air France KLM, la réponse est non. La compagnie aérienne franco-néerlandaise a indiqué lundi qu'elle n'était pas candidate au rachat de la participation du gouvernement italien dans Alitalia. "(...) Les conditions ne (sont) pas aujourd'hui réunies", précise le groupe dans un communiqué. Air France KLM ajoute toutefois qu'il a "la volonté de poursuivre et développer son partenariat avec Alitalia", dont il détient déjà 2%. Et la porte est encore ouverte pour une candidature ultérieure.
Onze candidats ont à l'inverse répondu présent à la première étape de l'appel d'offres pour la reprise de la compagnie aérienne italienne. Le ministère italien de l'Economie a annoncé qu'il allait "étudier dans les prochains jours les manifestations d'interêt reçues afin de décider de leur admission à la phase ultérieure de la procédure". Parmi les onze candidats figurent la banque italienne Unicredit, le fondateur de la compagnie italienne Air One, Carlo Toto, et les fonds d'investissement italien Management e Capitali et américain TPG. Le syndicat de pilotes de la compagnie italienne Unione Piloti (UP) a aussi déposé sa candidature. TPG et la banque Unicredit ont prévenu qu'il proposerait à des partenaires financiers ou industriels de les rejoindre en vue du dépôt d'une éventuelle offre ferme.
Etat désastreux des finances
Le gouvernement italien, toujours actionnaire à 49,9% de la compagnie, met en vente au moins 30,1% du capital afin d'obliger le repreneur à lancer une OPA sur la totalité des actions de la société, conformément à la législation italienne. Le processus de vente, prévu pour durer six mois, devrait s'achever à la fin du premier semestre.
Les intéressés ont eu confirmation dimanche de l'état désastreux des finances de la compagnie, contrainte par l'autorité boursière Consob de révéler que sa perte nette avait atteint l'an dernier 380 millions d'euros, loin de l'équilibre espéré il y a un an. Alitalia dispose d'une trésorerie suffisante pour survivre "plus de douze mois" mais a en revanche confirmé qu'il ne lui était plus possible d'atteindre les objectifs de son plan industriel 2005-08. Le coût de reprise d'Alitalia est évalué à environ 1,5 milliard d'euros - sa capitalisation boursière actuelle - auxquels il faudra ajouter le coût de renouvellement d'une flotte vieillissante de 183 appareils et la reprise de dette (1 milliard d'euros).
D'après agence
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