Laurence Parisot, présidente du Medef/image d'archives © LCIRéforme de la Constitution, abolition de la durée légale du travail, séparation "à l'amiable" entre employeur et salarié figurent parmi les principales propositions du livre blanc du Medef.
Présenté jeudi par la présidente de l'organisation Laurence Parisot lors d'une assemblée générale au palais omnisport de Paris-Bercy, l'ouvrage baptisé "Besoin d'air" et vendu 15 euros a été tiré à 20.000 exemplaires, dont 7.000 déjà distribués aux chefs d'entreprise et à la presse.
Après une préface en forme de diagnostic, trois chapitres, intitulés "Prospérité, liberté et durabilité" rassemblent les principales suggestions :
- suppression de la durée légale du travail, qui serait définie par les partenaires sociaux dans chaque branche ou chaque entreprise,
- mise en place d'une "séparabilité à l'amiable" entre employeurs et salariés,
- création d'un nouveau contrat à mi-chemin entre le contrat à durée indéterminée (CDI) et le CDD, baptisé "CDI de mission à rupture précausée", avec rupture automatique en fin de mission,
- adoption d'une charte des contribuables, inscrite dans la Constitution, posant les principes du droit à une fiscalité non confiscatoire, non rétroactive et non cumulative
- inscription dans la Constitution du principe d'équilibre des finances publiques, obligeant tout gouvernement à faire voter un plan d'économies si les dépenses dépassaient significativement les recettes,
- création d'un "bouclier fiscal entreprises" limitant le poids total de l'impôt pesant sur l'entreprise à un pourcentage de la valeur ajoutée et réduction du taux de l'impôt sur les sociétés,
- accorder au patronat et aux syndicats le pouvoir de définir la norme en prévoyant dans la Constitution que "le résultat des négociations devrait être ou totalement rejeté ou totalement transposé" dans la loi,
- financer une partie de la protection sociale par la solidarité nationale en faisant glisser vers le budget de l'Etat une partie des charges payées par les entreprises et redéfinir ce qui relève d'une logique d'assurance (retraites, chômage) ou de solidarité nationale (famille, maladie),
- instauration d'un régime de retraite par points, géré par les partenaires sociaux, où la référence ne serait plus la durée de cotisation mais le nombre de points acquis au long de la vie professionnelle,
- clarifier les compétences territoriales en renforçant les attributions de la région et de l'intercommunalité et en supprimant l'échelon du département.
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