Vélos près d'une station de métro, à Paris © TF1/LCILa procédure d'appel d'offres du contrat d'affichage publicitaire et de vélos en libre-service de la mairie de Paris, qui devait être attribué au groupe français JCDecaux, a été suspendue mercredi par le tribunal administratif de Paris. Le juge des référés, saisi par le candidat malheureux à cet appel d'offres, l'américain Clear Channel, "enjoint à la ville de Paris de différer la signature du contrat jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête susvisée et au plus tard, jusqu'au 27 février 2007", dans une ordonnance.
Le tribunal déclare donc recevable la demande de Clear Channel, qui doit toutefois être examinée sur le fond, dans un délai de vingt jours. Clear Channel avait saisi la justice pour dénoncer des "irrégularités" dans l'attribution de ce contrat. La commission d'appel d'offres de la mairie de Paris a choisi le 29 janvier JCDecaux pour le contrat portant sur 1628 panneaux publicitaires dans la capitale, assorti de la mise en place de vélos en libre-service. Cette décision devait être entérinée lors de la prochaine séance du Conseil de Paris, les 12 et 13 février.
Délais trop courts ?
Tout retard pourrait compromettre le lancement cet été des vélos en libre-service. JCDecaux n'a pas souhaité faire de commentaires. Le groupe français, détenteur du précédent contrat depuis 1976, avait obtenu en novembre l'annulation du premier appel d'offres par le tribunal administratif, sur une erreur de formulation. Il était alors, selon des sources proches du dossier, sur le point d'être battu par Clear Channel.
A l'issue du deuxième appel d'offres, JCDecaux a promis d'installer à Paris d'ici l'été 14.100 vélos, répartis sur 1.000 stations et, pour fin 2007, 20.600 vélos et 1.451 stations. Après la décision de la commission d'appel d'offres, Clear Channel s'était "étonné d'un tel retournement de situation dans des délais aussi courts", contestant la faisabilité du projet de JCDecaux.
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