Le site d'assemblage d'Airbus à Saint-Nazaire © TF1/LCIDominique de Villepin a jugé jeudi que le plan de restructuration d'Airbus, constituait un "partage équitable" des efforts entre les deux pays. Selon lui, "Power 8" est "un plan nécessaire" pour "sortir définitivement de la situation d'incertitude et préparer l'avenir". Il a annoncé que l'Etat français va débloquer 100 millions d'euros pour la filière des matériaux composites, qui est "décisive pour l'avenir aéronautique français". Il a déclaré qu'Airbus devait rester "un partenaire essentiel" du site de Méaulte, dans la Somme, tant "financier que technologique".
Ségolène Royal estime que "l'Etat français n'a pas joué son rôle d'actionnaire responsable ces dernières années dans le dossier" Airbus. Pour elle, les emplois doivent "être préservés", "ce plan de restructuration n'était pas une fatalité" et elle appelle la France, l'Allemagne et l'Espagne à une "indispensable recapitalisation d'Airbus". La candidate PS avait affirmé mercredi, avant l'annonce du plan, que si elle était élue elle proposerait de remettre à plat la gestion d'Airbus et d'élaborer un "moratoire".
Nicolas Sarkozy a estimé qu' "on ne peut pas dire de l'extérieur comme ça, 'arrêtez, ça me gêne pour ma campagne, n'annoncez rien pendant les élections' pour annoncer pire après". Pour lui, il faut à tout prix "sauver l'entreprise" en réflechissant à la "structure de son actionnariat et faire de son actionnariat un actionnariat industriel".
José Bové estime qu'il ne doit pas y avoir "de discussion tant qu'il n'y a pas de gel du plan social de l'entreprise". Le candidat altermondialiste se dit "opposé à tout licenciement, à la fermeture des sites" et apporte son soutien "à tout combat des salariés".
Philippe de Villiers a affirmé : "Il faut mettre un terme au dogme du 50-50 franco-allemand". Airbus "devait rester à majorité française", puisque la "binationalité ne fonctionne pas".
Marie-George Buffet estime que "c'est insupportable. La France connaît actuellement une très grave crise (...) Il faut imposer un moratoire suspensif sur les plans de suppressions d'emplois et de fermetures de sites" et "demande l'ouverture d'un débat avec les directions d'entreprises, les salariés et les élus pour que soient examinées et mises en oeuvre des propositions alternatives crédibles en France et en Europe".
Olivier Besancenot juge "inacceptable" ce et appelle à "renationaliser" l'entreprise. "Une nouvelle fois, ce sont les salariés qui paient", estime-t-il en soulignant que "pourtant, Airbus est une entreprise en forte croissance, avec des carnets de commandes bien remplis, une productivité en hausse, des gros actionnaires qui se sont mis des milliards d'euros dans les poches et qui en demandent toujours plus".
Pour Arlette Laguiller, Power8 "témoigne de l'impuissance de ceux qui briguent nos suffrages". Il "prévoit des milliers de licenciements alors que l'on sait qu'il y a du travail" dans la construction aéronautique.
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