Airbus : les politiques montent au créneau

le 28 février 2007 à 22h01 , mis à jour le 01 mars 2007 à 18h32

Les politiques entrent en scène suite à l'annonce du plan de redressement d'Airbus. Ce programme de restructuration prévoit 4300 suppression de postes en France.

Le site d'assemblage d'Airbus à Saint-NazaireLe site d'assemblage d'Airbus à Saint-Nazaire © TF1/LCI

Dominique de Villepin a jugé jeudi que le plan de restructuration d'Airbus, constituait un "partage équitable" des efforts entre les deux pays. Selon lui, "Power 8" est "un plan nécessaire" pour "sortir définitivement de la situation d'incertitude et préparer l'avenir". Il a annoncé que l'Etat français va débloquer 100 millions d'euros pour la filière des matériaux composites, qui est "décisive pour l'avenir aéronautique français". Il a déclaré qu'Airbus devait rester "un partenaire essentiel" du site de Méaulte, dans la Somme, tant "financier que technologique".

Ségolène Royal estime que "l'Etat français n'a pas joué son rôle d'actionnaire responsable ces dernières années dans le dossier" Airbus. Pour elle, les emplois doivent "être préservés", "ce plan de restructuration n'était pas une fatalité" et elle appelle la France, l'Allemagne et l'Espagne à une "indispensable recapitalisation d'Airbus". La candidate PS avait affirmé mercredi, avant l'annonce du plan, que si elle était élue elle proposerait de remettre à plat la gestion d'Airbus et d'élaborer un "moratoire".

Nicolas Sarkozy a estimé qu' "on ne peut pas dire de l'extérieur comme ça, 'arrêtez, ça me gêne pour ma campagne, n'annoncez rien pendant les élections' pour annoncer pire après". Pour lui, il faut à tout prix "sauver l'entreprise" en réflechissant à la "structure de son actionnariat et faire de son actionnariat un actionnariat industriel".

José Bové estime qu'il ne doit pas y avoir "de discussion tant qu'il n'y a pas de gel du plan social de l'entreprise". Le candidat altermondialiste se dit "opposé à tout licenciement, à la fermeture des sites" et apporte son soutien "à tout combat des salariés".

Philippe de Villiers a affirmé : "Il faut mettre un terme au dogme du 50-50 franco-allemand". Airbus "devait rester à majorité française", puisque la "binationalité ne fonctionne pas".

Marie-George Buffet estime que "c'est insupportable. La France connaît actuellement une très grave crise (...) Il faut imposer un moratoire suspensif sur les plans de suppressions d'emplois et de fermetures de sites" et "demande l'ouverture d'un débat avec les directions d'entreprises, les salariés et les élus pour que soient examinées et mises en oeuvre des propositions alternatives crédibles en France et en Europe".

Olivier Besancenot juge "inacceptable" ce et appelle à "renationaliser" l'entreprise. "Une nouvelle fois, ce sont les salariés qui paient", estime-t-il en soulignant que "pourtant, Airbus est une entreprise en forte croissance, avec des carnets de commandes bien remplis, une productivité en hausse, des gros actionnaires qui se sont mis des milliards d'euros dans les poches et qui en demandent toujours plus".

Pour Arlette Laguiller, Power8 "témoigne de l'impuissance de ceux qui briguent nos suffrages". Il "prévoit des milliers de licenciements alors que l'on sait qu'il y a du travail" dans la construction aéronautique.

le 28 février 2007 à 22:01
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

29 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Annick, le 01/03/2007 à 14h42

    Ils vont tous surencherir pour gagner des voix en promettant le geldu plan mais apres les elections le plan sera de nouveau d'actualité et les travailleurs d'airbus vont se reveillés avec la gueule de bois

  • Coffinhal, le 01/03/2007 à 14h25

    UNE IDEE POUR MRS LES POLITIQUES: pourquoi ne pas penser à une loi européenne qui gelerait la cotation en bourse de toute societé (au jour de l'annonce) annonçant une délocalisation ou un plan de licenciement et ce pour au moins un an

  • Anne, le 01/03/2007 à 14h19

    Sarkozy,comme Royal, propose de réinjecter des finances pour sauver les emplois d'AIRBUS. L'un par un actionnariat industriel, l'autre, par un actionnariat public (nos impots).Je préfere la solution de Sarkozy,qui a lui, réussit, à sauver ALTSOM

  • FLORE, le 01/03/2007 à 13h40

    Mais quand donc la gauche française cessera de prendre les français pour des IMBECILES! Ils savent bien que les états sont impuissants devant les grands groupes industriels internationaux! Ségolène, M.G BUFFET, Besancenaux, et consors sont tous menteurs et des affabulateurs ! ( voir le fameux plan B du dernier référendum!) Il est un principe d'or, quand on ne sait pas......, plutot que de dire des c.......s " on ferme sa gueule" ! Vraiment les politiques français et plus particulièrement l'extrême gauche et le PS sont prêt à tout pour racler des voies même au prix de mensonges éhontés !!

  • Norton, le 01/03/2007 à 13h32

    Ca me fait rire les donneurs de leçons... c'est bien joli vos commentaires, mais qui connais réellement le fond du dossier, les tenants et aboutissants ??? Personne ici alors cessé un peu vos commentaires à la mort moi le cul !

  • Sandrine, le 01/03/2007 à 13h04

    Ahhhh Madame Miracles. Ben si elle est elue, le pays sera fantastique, y aura plus de plans sociaux, tout le monde aura du boulot, on aura tous plein d'argent, la vie sera formidable, y aura plus da banlieux,... Votons tous pour Sego!!

  • Natasha, le 01/03/2007 à 12h59

    Je ne doute pas une seconde que Mme Royal ait un plan pour sortir Airbus de la deroute:-))) Une hausse de 3% des promesses d'achat peut-etre?

  • Denis L, le 01/03/2007 à 12h57

    Airbus, société Française au départ est la victime prévisible de son appropriation par les politiciens clientèlistes, qui s'en sont servi comme symbole d'un ultra-libéralisme européen ayant conduit à une ouverture des frontières européennes "pour vendre des airbus". En conséquence, pour "sauver airbus" (et les contribuables Français), il faudrait que Airbus soit géré comme une entreprise industrielle, et la retirer des griffes des politiciens. Mr Gallois a, à mon avis, tenté une restructuration industrielle, compromise maintenant. Pour sauver airbus il faut : => Une direction MONOcéphale désignée par les actionnaires, => une rationalisation des sites de production, => une rationalisation des outils de design et de production (le "retard" serait parait-il du à une incompatibilité des outils FR et GR), => une prééminence de la fonction "produits" sur les fonctions techniques et politiques, => l'exploration de nouveau marchés, comme les avions de petite taille et les nouveau modes de propulsion => la promotion d'un actionnariat salarié de blocage dans, de façon à éviter toute vélléité de rachat de type Arcelor. Je pense qu'une enquête publique approfondie avec résultats transparents devrait être menée, car j'ai un mauvais "feeling" sur ces retards prolongés ... Cela sent la manipulation à plein nez! Enfin, bien que ne sortant ni de l'ENA ni de Polytechnique, je me tiens à la disposition de Mr Gallois pour aider à gérer le changement sur des bases industrielles dans cette entreprise prestigieuse .... Hihihihi.

  • Georges HUCHETTE, le 01/03/2007 à 12h46

    Pourquoi les politiques etl'actuelle présidence du groupe ne réclament pas à l'ancien Président de rembourser sa prime de départ. C'est lui, par son incompétence, qui a mis Airbus dans cette situation financère.

  • ANDRIEU Anita, le 01/03/2007 à 11h58

    J'aurais voulu savoir, pourquoi AIRBUS a fait le choix d'abandonner Méaulte, alors que l'on nous a toujours dit que nous étions les meilleurs ?

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience