Dominique de Villepin invité du journal de France 2, le 22 février 2007 © TF1/LCI/France 2Dominique de Villepin a réaffirmé jeudi soir sur France 2 que le gouvernement avait pour "objectif" que le plan de restructuration d'Airbus n'entraîne "pas de licenciement sec" et plaidé pour "un partage équitable" avec l'Allemagne en la matière.
Alors qu'il a avancé mardi le chiffre de 10.000 suppressions de postes envisagées dans ce plan, le Premier ministre a déclaré : "Le Conseil d'administration n'a toujours pas apporté de réponse définitive, il y a des négociations donc on peut espérer toujours faire mieux" que ce chiffre. "Nous voulons nous battre sur deux objectifs précis : le premier, c'est pas de licenciement sec et des réponses apportées pour chacun. Le deuxième, c'est des perspectives qui doivent être ouvertes sur chacun des sites", a-t-il ajouté.
Compromis préparé par Gallois?
"Nous le voulons le faire dans un esprit de responsabilité, dans un partage équitable avec les Allemands", a insisté le Premier ministre à la veille de la rencontre entre le président Jacques Chirac et la chancelière allemande Angela Merkel. "Il faut donner les moyens à cette entreprise d'être compétitive, de relever le défi par rapport à Boeing", a-t-il ajouté.
Le président d'Airbus, Louis Gallois, prépare une proposition de compromis sur la production des appareils du groupe qui pourrait permettre de sortir de l'impasse actuelle entre Français et Allemands sur la répartition des sacrifices du plan de restructuration, a-t-on appris jeudi de source syndicale. De même source, on indique que ce compromis, qui devrait être évoqué lors du sommet franco-allemand de vendredi, prévoirait que la partie allemande obtienne une plus grande partie de la charge de travail des A320 en échange de l'abandon de ses revendications sur le programme du futur A350.
D'après agence
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