Fin de l'ère de Jean-Martin Folz chez Peugeot-SA

Par Diane HEURTAUT (avec agence), le 05 février 2007 à 17h00 , mis à jour le 06 février 2007 à 18h33

Le président de PSA, qui a cédé mardi sa place à Christian Streiff, a fait passer en 10 ans les ventes de 2,1 millions de véhicules à 3,37 millions.

Christian Streiff est arrivé en juillet à la tête d'Airbus suite au départ de Noël ForgeardImage d'archives © DR

Le changement est décisif pour Peugeot. Après un passage éclair à la tête d'Airbus et son éviction de Saint-Gobain, Chistian Streiff a pris mardi la place de Jean-Martin Folz à la présidence du directoire du constructeur automobile. Cet industriel expérimenté mais au caractère jugé impulsif saura-t-il prendre la relève du ‘grand Folz' ?

En 10 ans, ce dernier, qui part à la retraite à 60 ans, a en effet su faire passer les ventes de PSA de 2,1 millions de véhicules à 3,37 millions. Il a aussi entamé un développement à l'international, où ses ventes ont dépassé le million d'unités en 2006, avec notamment plus de 200.000 ventes en Chine, plus de 210.000 en Amérique latine et plus de 180.000 en Europe hors Europe de l'Ouest.

Difficultés ces dernières années

Maintien de l'indépendance du groupe, synergies industrielles internes entre Peugeot et Citroën, politique de coopération industrielle : ses orientations stratégiques, qu'il avaient fixées dès son arrivée à la tête de Peugeot en octobre 1997, ont donc été un véritable succès. Ce bon vivant en privé qui apparaît austère en public sera même nommé "manager de l'année" par la revue Le Nouvel Economiste en 2003.

A l'heure où Renault essaie de gagner du terrain dans le monde avec sa Logan bon marché (ce week-end, il a annoncé le doublement de sa capacité de production en Russie et l'Iran a signé pour la Logan), PSA rencontre toutefois quelques difficultés : une érosion de ses ventes ces dernières années et une concurrence exacerbée dans un marché européen en stagnation.

PSA, qui a annoncé que ses ventes mondiales avaient baissé de 0,7% en 2006, a ainsi fermé début 2007 son usine britannique de Ryton jugée insuffisamment compétitive. En septembre, le groupe a déjà lancé un plan d'action pour "accroître son efficacité" (prévoyant des réductions de coûts, avec un gel des embauches en Europe de l'Ouest mais pas de nouvelles fermetures d'usines) et le renouvellement de la gamme. Un challenge qui incombe désormais à Christian Streiff.

Par Diane HEURTAUT (avec agence) le 05 février 2007 à 17:00
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