Dominique de Villepin lors sa conférence de presse mensuelle © TF1/LCILors de sa 19e conférence de presse mensuelle à Matignon, Dominique de Villepin a affirmé que le plan de restructuration d'Airbus, qui prévoit notamment 10.000 suppressions d'emploi sur quatre ans, était "un plan nécessaire" pour "sortir définitivement de la situation d'incertitude et préparer l'avenir".
"Il revient aujourd'hui à l'entreprise de préciser le contenu de ce plan et de tracer les grandes perspectives d'avenir du groupe", a-t-il ajouté, en souhaitant qu'"un véritable dialogue puisse être mené avec les partenaires sociaux sur ces sujets". Dominique de Villepin a par ailleurs souligné que le PDG d'Airbus Louis Gallois avait confirmé au gouvernement français que son plan de restructuration, qui prévoit 4.300 suppressions d'emplois en France, se ferait sans "aucun licenciement sec".
100 millions d'euros
Le Premier ministre a aussi annoncé que l'Etat allait débloquer 100 millions d'euros pour la filière des matériaux composites (fibre de carbone...), essentiels pour la construction des avions de nouvelle génération. Récusant l'argument de "l'impuissance des politiques", il a affirmé, face aux critiques de l'opposition, que le plan de restructuration constituait "un partage équitable" des efforts entre la France et l'Allemagne, les deux principaux actionnaires.
Alors que FO a annoncé que les salariés de l'avionneur manifesteraient mardi et observeraient une demi-journée de grève dans toutes les villes de France où sont implantées des usines Airbus, le Premier ministre a affirmé que, sans l'implication du gouvernement, "ce n'est pas de l'inquiétude que vous verriez dans les yeux de nos compatriotes" mais "du désespoir". Il s'est en outre montré des plus réservés sur l'utilité d'une réunion d'urgence du Parlement sur la politique industrielle de la France et l'avenir d'Airbus, réclamée par les socialistes.
(D'après agence)
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