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Breton nie tout lien avec "l'affaire Forgeard"

le 19 avril 2007 à 15h53, mis à jour le 19 avril 2007 à 16:11

Le ministre de l'Economie s'indigne qu'on l'accuse d'être intervenu dans la négociation sur les indemnités de départ de Noël Forgeard du groupe EADS.

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LCI-TF1, Thierry Breton en août 2006Thierry Breton en août 2006 © LCI

"Tout simplement scandaleux". Le jour même de la parution du numéro de Challenges qui le met en cause, Thierry Breton a contre-attaqué sur France Info. L'hebdomadaire affirme que le ministre de l'Economie est intervenu pour que l'ex-coprésident exécutif d'EADS, Noël Forgeard, puisse quitter le groupe avec les indemnités prévues dans son contrat de travail, plus de 8 millions d'euros, contre l'avis des membres du conseil d'administration. "Je n'ai parlé de la question du montant d'une quelconque indemnité de Noël Forgeard avec aucun des administrateurs d'EADS, ne fut-ce qu'une seule seconde, et je mets au défi n'importe lequel des administrateurs de vous dire le contraire", a riposté Thierry Breton.

Dès mercredi, alors que l'hebdomadaire n'était pas encore dans les kiosques, Bercy avait affirmé que les "allégations" de Challenges étaient "totalement infondées et grossièrement erronées". Mais la polémique a pris un tour politique, alors que le montant des indemnités de Noël Forgeard avait déjà suscité de très nombreuses réactions. Mis en cause par François Bayrou et François Hollande, qui ont réclamé la démission du ministre si son intervention dans ce dossier était avérée, Thierry Breton a estimé que "la campagne électorale n'autorise pas tout".

Rappelant que l'Etat, qui détient 15% du capital d'EADS, n'était "pas actionnaire en direct" du groupe, le ministre de l'Economie a accusé le gouvernement de Lionel Jospin qui a "bâti le pacte d'actionaires en 2000" d'avoir "voulu à l'époque que l'Etat ne puisse avoir aucun moyen d'intervention au sein de la société EADS". Aussi, pour Thierry Breton, les responsables socialistes "savent mieux que quiconque que l'Etat ne peut pas intervenir, je le regrette du reste". Et selon lui, la polémique est mal placée : "Ce qui est choquant dans cette affaire, juge le ministre de l'Economie, c'est que l'Etat ne puisse pas faire entendre sa voix".

D'après agence

le 19 avril 2007 à 15:53
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