Serge Tchuruk et Patricia Russo, PDG d'Alcatel et de Lucent lors de la conférence de presse parisienne annonçant leur projet de fusion © DRMême si les situations sont différentes, le rapprochement entre les émoluements touchés par Noël Forgeard à son départ d'EADS et ceux de Serge Tchuruk, ex-PDG d'Alcatel, ne manquera pas d'être fait. Noël Forgeard aurait perçu 8,4 millions d'euros (indemnités de départ et clause de concurrence) l'an derneir, Serge Tchuruk, 8,2 millions d'euros.
Selon un document réglementaire transmis au gendarme américain de la Bourse, la Securities and Exchange Commission (SEC), la rémunération de l'ex-patron d'Alcatel s'est élevée à 2,5 millions d'euros, dont une partie fixe de 1,4 million et une part variable de 1,1 million. Un montant auquel vient s'ajouter une indemnité de départ de 5,67 millions d'euros calculée en fonction d'un montant fixé selon les termes du contrat qui le liait à Alcatel lors de son arrivée à la tête de l'entreprise en 1995.
A l'époque, le cours en Bourse d'Alcatel était de 13,8 euros. A son départ en avril 2006, il n'était plus que de 9 euros soit une baisse de 35%. C'est à ce moment que le Français s'est marié avec l'américain Lucent.
Le nouveau groupe a annoncé en février la suppression de 12.500 emplois dans le monde, dont 1468 en France, dans le cadre d'un plan d'économies de 1,7 milliard d'euros sur trois ans. Serge Tchuruk, 69 ans, qui a abandonné en décembre 2006 ses fonctions exécutives à la tête d'Alcatel, est devenu le président non exécutif du conseil d'administration du nouveau groupe. Il a renoncé toutefois à toucher une rémunération annuelle au titre de sa nouvelle fonction, a précisé une porte-parole d'Alcatel-Lucent. "Il ne touchera que des jetons de présence, au maximum 100.000 euros par an. Il y a peu de dirigeants qui font ce choix", a-t-elle souligné.
| Eiffage : des stocks-options "loin d'être excessives" |
"On m'a donné 75.000 actions gratuites au titre de 2005, puis 120.000 supplémentaires au titre de 2006", soit "deux millièmes du capital d'Eiffage pour 20 ans à sa tête, ce qui me semble loin d'être excessif", affirme le PDG du groupe de BTP français, Jean-François Roverato, dans les colonnes du journal Les Echos de mercredi. Au cours actuel, cela représente plus de 23 millions d'euros. "Depuis 1989, aucune stock-option ne m'a été attribuée puisque j'ai préféré qu'elles aillent à mes collaborateurs", ajoute le PDG, affirmant détenir à ce jour "1,23% des droits de vote d'Eiffage" et n'avoir "jamais vendu un titre de la société", sauf pour l'achat de sa maison. L'action Eiffage est en hausse de 61,57% depuis le début de l'année. " |
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