Parisot "frappée de stupeur" par les indemnités de Forgeard

le 15 avril 2007 à 11h26 , mis à jour le 15 avril 2007 à 11h40

Interrogée dimanche sur France Inter, la présidente du Medef, a toutefois récusé l'idée de "légiférer" sur ce dossier.

AFPLaurence Parisot, présidente du Medef © J.P Muller

Laurence Parisot, interrogée sur France Inter sur les indemnités de départ de l'ancien patron d'EADS Noël Forgeard, présidente du Medef, a indiqué que "comme beaucoup de Français", elle avait "été frappée de stupeur" quand elle a "entendu le montant des indemnités de départ de certains dirigeants de grandes entreprises". "J'ai été très étonnée, mais j'ai été aussi stupéfaite par le déferlement d'anathèmes, d'ignorance, de démagogie qui a suivi la révélation de ces différentes affaires", a-t-elle ajouté. "Les questions posées sont légitimes, les réponses apportées sont des erreurs", a-t-elle estimé.

Laurence Parisot a indiqué qu'elle ne "disposait pas personnellement" des "éléments" qui "permettent de dire si oui ou non ces indemnités sont justifiées" et "le grand public et les candidats à l'élection présidentielle non plus". "Seuls le conseil d'administration et l'assemblée générale des actionnaires sont capables de le dire", a-t-elle ajouté. Elle ne s'est pas prononcée sur la question d'une éventuelle restitution des indemnités de Noël Forgeard.

Un cas qui fait débat

"Il y a deux écueils à éviter, qu'on légifère et qu'on laisse faire", a poursuivi la présidente du Medef. Laurence Parisot a estimé que légiférer mettait "en cause immédiatement l'attractivité économique de notre pays". "C'est un frein immédiat à notre capacité à attirer ou à conserver les grands talents chez nous", a-t-elle expliqué. Elle a lancé "un appel solennel" aux conseils d'administration et aux comités de rémunération à respecter "scrupuleusement" les recommandations émises en janvier par le Medef et l'Afep (Association française des entreprises privées). Elle a notamment rappelé que ces recommandations demandent aux comités de rémunération d'être composés en majorité d'administrateurs indépendants, ce qui n'est pas le cas d'EADS, a-t-elle signalé. Mais "la quasi-totalité des comités de rémunération en France" respectent cette exigence, selon elle.

"Si ces recommandations sont suivies (...) la régulation va se faire d'elle-même", a-t-elle estimé, reconnaissant qu'"il y a parfois des abus". "Il y a 1.200.000 entreprises en France" et "un cas (qui) trouble les esprits" et qui provoque "un débat", a-t-elle encore déclaré. Elle a rappelé que les dirigeants de grandes entreprises sont révocables "à tout moment", et a jugé "normal" que ces responsables aient des "rémunérations élevées" et que des indemnités de départ soient prévues "à condition que cela soit défini d'emblée".

(D'après agence)

le 15 avril 2007 à 11:26
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5 Commentaires

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  • DAVID, le 16/04/2007 à 11h24

    Il est étonnant d'entendre Mme Parisot à ce sujet et seulement maintenant car quand sa grande amie LAURENCE DANON est partie avec un beau parachute elle aussi,on ne l'a pas entendu critiquer . Mais c'est vrai, on ne critique pas ses amies !!!!!!

  • Schopfer, le 16/04/2007 à 08h11

    Maintenant c'est aux salariés de déposer plainte contre l'ancien directeur d'eads pour mauvaise gestion et récupérer ces indemnités

  • J, le 16/04/2007 à 02h14

    Les salaries aussi sont revocables a tout moment. La preuve on va en revoquer 10,000 ! Combien est ce qu'ils vont toucher en indemniter de depart ???

  • Sandro Guido, le 15/04/2007 à 21h44

    Pourquoi Mme Parisot parle d'ignorance si elle même ne connaît pas si l'octroi de ces indemnités étaient justifiées. En tout cas, c'est le propre du patronat et de Mr Sarkozy de traiter tous ceux qui ne sont pas du même avis qu'eux d'ignorants.

  • Alain, le 15/04/2007 à 21h40

    [L.Parisot] a rappelé que les dirigeants de grandes entreprises sont révocables "à tout moment". => L'excuse est bien faible : Une caissière chez Carrefour est elle aussi révocable "à tout moment". Est-ce pour autant que ses indemnités seront aussi élevé que M.Forgeard ? L.Parisot se dit "frappée de stupeur", alors que ne le semble pas tant que ça à la lecture de ces propos. C'est elle qui ose parler de "démagogie" ? C'est un peu gonflé.

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