La rémunération des patrons du CAC 40 stagne

Par D.H. (avec agence), le 23 avril 2007 à 22h31 , mis à jour le 23 avril 2007 à 22h34

Selon les Echos, les salaires des grands patrons du CAC 40, qui touchent en moyenne 2,2 millions par an, ont stagné en 2006 pour la 2e année consécutive.

[Expiré] [Expiré] Bourse palais Brongniart finance cac 40 © AFP

Les salaires des grands patrons du CAC 40 ont stagné en 2006 pour la deuxième année consécutive après plusieurs années de hausse, la moyenne de leur rétribution s'établissant à 2,2 millions d'euros pour l'année, selon le quotidien Les Echos (de mardi). Selon un classement publié par le journal, citant les rapports annuels des sociétés, le patron du leader mondial du luxe LVMH, Bernard Arnault, arrive en tête avec une rémunération de 4,06 millions d'euros en 2006. Il est suivi par Henri de Castries, président du directoire de l'assureur Axa, qui a été rétribué à hauteur de 3,76 millions d'euros. Le président du groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis, Jean-François Dehecq, arrive en troisième position des patrons du CAC 40 les mieux payés, avec 3,36 millions pour l'année 2006.

Parmi les moins bien payés, se trouve le PDG de Gaz de France Jean-François Cirelli, qui a reçu en 2006, 0,43 million d'euros, suivi du président du leader mondial des tubes en acier sans soudure Vallourec, Pierre Verluca (0,70 million), et du PDG d'EDF Pierre Gadonneix (0,81 million). Le patron non-exécutif le mieux payé est celui du groupe français de cosmétiques L'Oréal, Lindsay Owen-Jones, qui a totalisé 4 millions d'euros (dont 2 millions de stock-options), ajoute le journal.

Les attributions de stock-options restent considérables, tandis que les attributions d'actions gratuites demeurent encore rares, relève le quotidien économique. Cependant, la transparence s'est améliorée sur les avantages accordés en matière de retraite, alors que les conditions de départ - notamment celles de l'ex-co-président d'EADS Noël Forgeard - cristallisent la polémique, remarque-t-il. La présidente du Medef Laurence Parisot avait défendu en mars les rémunérations des dirigeants des grands groupes français, faisant valoir que les revenus des salariés de ces entreprises avaient eux aussi augmenté "très significativement" ces dernières années.

Par D.H. (avec agence) le 23 avril 2007 à 22:31
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