Usine PSA Peugeot Citroën © TF1/LCILe magazine Capital l'affirme sur son site internet : PSA Peugeot Citroën s'apprêterait à annoncer après la présidentielle un plan de restructuration prévoyant 10.000 suppressions d'emplois en France et en Europe, dans le groupe et chez ses sous-traitants.
L'existence d'un tel plan n'est pas en soi une nouveauté : le groupe, confronté à une baisse de ses ventes et de sa rentabilité, serait en fait en train de mettre au point le plan annoncé en septembre dernier par le précédent PDG Jean-Martin Folz, qui prévoit notamment 7000 à 8000 suppressions d'emplois en France. Et récemment, le nouveau PDG de PSA Christian Streiff déclarait : "PSA sort d'une merveilleuse période d'embauches et nous devrons vraisemblablement nous résoudre à une baisse des effectifs" pour "mettre fin à l'envolée de nos frais fixes". Mais, s'il faut en croire Capital, il se serait engagé auprès du gouvernement à ne pas "annoncer ces charrettes en pleine période de campagne présidentielle", ces suppressions de postes étant "d'autant plus sensibles électoralement" qu'elles risquent de toucher en France les sites d'Aulnay, en Seine-Saint-Denis, ou de Rennes.
"Pas de plan de restructuration en cours chez PSA"
Officiellement, le groupe nie : "il n'y a pas de plan de restructuration ni de plan social en cours chez PSA", affirme un porte-parole. Mais, toujours selon le magazine économique, Christian Streiff "affirme aujourd'hui en privé que la mise en oeuvre de son plan ne peut plus attendre l'été" et sans doute même pas le deuxième tour des législatives, fixé au dimanche 17 juin. "L'idéal", selon le PDG de PSA cité par Capital, "serait d'annoncer ces suppressions d'emplois après le deuxième tour de la présidentielle" et ce quel que soit le prochain président de la République.
PSA a rappelé vendredi la signature début avril d'un accord de "gestion prévisionnelle des emplois et des compétences" (GPEC). Cet accord prévoit notamment que des mesures "incitatives, s'adressant à des salariés volontaires, pourront être mises en oeuvre en cas de situation nécessitant une réduction ou une adéquation des effectifs". Il a été avalisé par cinq syndicats du groupe - CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO et GSEA. La CGT, non signataire, a estimé qu'il avait "pour objectif de supprimer des emplois".
Le Parti socialiste a "exigé" samedi "une réponse et la clarté de la part du groupe PSA et du gouvernement" à propos "de l'éventualité de licenciements massifs" au sein du groupe PSA. "Cette annonce serait différée à la demande du gouvernement, ce qui serait inacceptable, sans faire de polémique, à quelques heures de l'élection présidentielle", écrit le PS. "Si ce plan était confirmé, cela serait d'abord scandaleux. En effet rien ne justifie de telles coupes sombres" alors que "les ventes mondiales de Peugeot-Citroën sont en hausse continue", s'indigne pour sa part la CGT du site PSA Peugeot Citroën de Sochaux.
D'après agences
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