Unicredit/Capitalia : un géant bancaire européen est né

Par D.H. (avec agence), le 20 mai 2007 à 18h06 , mis à jour le 20 mai 2007 à 18h27

Les 2 banques italiennes ont approuvé dimanche leur projet de rapprochement, ce qui leur permet de se placer au 1er rang de la zone euro.

banque guichet argent

Les conseils d'administration d'Unicredit, 1er groupe bancaire italien, et de Capitalia, n°4 italien, ont approuvé dimanche leur projet de rapprochement qui donnera naissance au premier groupe bancaire de la zone euro, ont-ils annoncé dans un communiqué conjoint. Capitalia, resté à l'écart de la consolidation du secteur bancaire italien, s'est récemment résigné à trouver un allié pour ne pas être marginalisé. C'est le patron d'Unicredit, Alessandro Profumo, qui devient le patron du nouvel ensemble qui garde le nom d'Unicredit. La fusion doit être achevée d'ici le début du 4ème trimestre 2007.

Le colosse bancaire qui va naître de cette absorption par Unecredit de Capitalia pèsera 100 milliards d'euros de capitalisation boursière ce qui le placera au 1er rang de la zone euro, au 2e rang en Europe 'après HSBC et ses 160 milliards) et au 6e rand mondial. Avec Intesa Sanpaolo, quatrième banque de la zone euro, l'Italie va disposer de deux poids lourds de la banque européenne, ce dont s'est félicité Romano Prodi. "Nous avons désormais deux grandes banques européennes et j'espère qu'elles pourront soutenir les entreprises italiennes dans le monde entier. Il s'agit d'un renforcement positif pour le pays", a commenté dès vendredi le chef du gouvernement.

Cette opération va permettre à Unicredit d'ajouter 2000 agences à son réseau italien, déjà fort de 5450 agences, et prendre ainsi le dessus sur son grand rival Intesa Sanpaolo, qui dispose de 5800 agences et est très bien implanté dans le nord, région la plus riche du pays. Elle marque pratiquement la fin de la consolidation du secteur bancaire en Italie puisque seule Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS), la banque de Sienne, est restée à l'écart de cette consolidation. La concentration du secteur bancaire italien s'est accélérée fin 2005 avec l'arrivée d'un nouveau gouverneur de la Banque d'Italie, Mario Draghi, favorable au processus et la percée d'établissements étrangers, à commencer par le néerlandais ABN Amro qui reprit la banque régionale Banca Antonveneta.

Par D.H. (avec agence) le 20 mai 2007 à 18:06
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1 Commentaires

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  • Rafo, le 20/05/2007 à 23h50

    L'immense majorité des gens qui n'ont un compte bancaire que parce que c'est là que leur salaire est viré, dont l'intégralité est vidé chaque mois par leur vie de tous les jours, et parce que c'est pratique pour la CB, se contrefoutent de ces magouilles entre banques. C'est vrai quoi, qu'est-ce que ça vous ferait à vous si votre banque, organisme déjà énorme, se "rapprochait" d'une autre banque pour être encore plus énorme ? Moi ça ne me ferait ni chaud ni froid.

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