EADS : Jean-Paul Gut s'en va

le 11 juin 2007 à 11h42 , mis à jour le 11 juin 2007 à 12h04

Le directeur général d'EADS a annoncé son départ lundi sur fond de désaccord avec la direction. Il part avec des indemnités de 2,8 millions d'euros mais sans parachute doré, affirme-t-il.

[Expiré] [Expiré] Jean-Paul Gut EADS © AFP

Le directeur général d'EADS, Jean-Paul Gut, annonce qu'il quitte ses fonctions en raison d'un "désaccord avec l'organisation" du groupe européen d'aéronautique et de défense, dans un entretien au Figaro Economie publié lundi. "Je pars maintenant car nous ne sommes pas parvenus à un accord après plusieurs mois de discussions avec Louis Gallois et Thomas Enders, les deux coprésidents exécutifs d'EADS, sur l'intégration des fonctions de marketing, vente et stratégie que je jugeais nécessaire pour aborder efficacement les défis à venir", déclare-t-il. Jean-Paul Gut est remplacé à compter de ce lundi par Marwan Lahoud, actuel président du missilier européen MBDA, société commune d'EADS, du britannique BAE Systems et de l'italien Finmeccanica.

"Je n'ai ni clause de non-concurrence, ni parachute doré", précise-t-il, même s'il touchera "2,8 millions d'euros" d'indemnités représentant "24 mois de salaire pour 24 ans d'ancienneté". En mai, EADS avait formellement démenti des informations de l'hebdomadaire économique Capital selon lesquelles J.P Gut aurait demandé un "parachute doré" de 12 millions d'euros, après celui de 8,5 millions accordé l'an dernier à l'ancien coprésident Noël Forgeard. Concernant ses indemnités de départ, M. Gut indique que "cette somme peut paraître élevée". "Je le comprends mais j'estime qu'il n'y a rien de choquant", poursuit-il, affirmant ne "pas avoir démérité" en "contribuant à plus de 150 milliards d'euros de contrats".

Ni parachute, ni délit d'initié

Il dément également les informations de Capital, selon lesquelles le fonds d'investissement de l'Etat du Qatar, QIA, l'embaucherait et lui verserait une prime de 12 millions d'euros. J.P Gut se dit particulièrement "choqué" par les propos de la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui avait sommé d'EADS de "s'expliquer", au lendemain des révélations de Capital.

Le directeur général d'EADS, qui avait été entendu en mai par l'Autorité des marchés financiers (AMF), a rejeté tout soupçon de délit d'initié concernant l'exercice de ses stock-options. "Au moment où j'ai exercé mes stock-options, je ne disposais d'aucune information me permettant de penser que des retards chez Airbus allaient avoir un impact sur les comptes d'EADS", s'est-il justifié.

le 11 juin 2007 à 11:42
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1 Commentaires

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  • Rica, le 05/09/2009 à 16h14

    Résultat de cette lamentable affaire, le meilleur vendeur d'avions français contrant à l'exil. Non seulement il n'a pas démérité, bien au contraire, mais en plus il a touché 2 millions d'euros d'indemnité pour plus de 20 ans d'ancienneté. à coté de Forgeard et ses trois millions pour deux ans de présidence, rien de choquant.

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