Un rayon de supermarché (archives). © DRLeclerc ne se frotte pas les mains en voyant son pire concurrent condamné mardi pour publicité mensongère notamment. Au contraire. Le patron du géant de la distribution Michel-Edouard Leclerc, qui en profite pour annoncer qu'il a conforté son leadership avec une part de marché en hausse de 0,2%, à 16,9% fin mai, a déclaré jeudi son, qui a défendu Carrefour.
"C'est normal qu'on soit condamné pour revente à perte ou sur les ‘marges arrière', mais le dispositif (pénal, ndlr) mis en place est exagéré au vu de l'impact de ces pratiques sur les consommateurs", a-t-il déclaré. "C'est une affaire qui remonte à un autre gouvernement, celui de Jean-Pierre Raffarin (Premier ministre entre 2002 et 2005). La distribution a alors été jetée en pâture", a estimé Michel-Edouard Leclerc.
Le tribunal correctionnel d'Evry a condamné mardi Carrefour à 2 millions d'euros d'amende (lire notre article) pour publicité mensongère, reventes à pertes et pour un dossier de "marges arrière" (sommes payées par les fournisseurs aux distributeurs au titre d'une coopération commerciale, comme la mise des produits en tête de gondole, qui n'est pas toujours respectée). Carrefour, n°2 mondial de la distribution dans le monde et en France, a déclaré mercredi qu'il allait faire appel.
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