L'appétit américain d'EDF

le 23 juillet 2007 à 11h19 , mis à jour le 23 juillet 2007 à 11h45

Le président d'EDF affirme que son groupe redémarre "une nouvelle grande période de développement" via son entrée sur le marché américain.

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Le marché américain constitue "un formidable relais de croissance" pour EDF, après l'accord noué vendredi avec le groupe américain d'électricité Constellation Energy, estime son président Pierre Gadonneix dans une interview au Figaro. "Les Etats-Unis représentent le premier marché énergétique du monde, avec un besoin de nouvelles capacités de production très important, estimé à 350.000 mégawatts à l'horizon de 2030", soit "plus de trois fois la puissance totale dont dispose EDF en France", rappelle Pierre Gadonneix.

Le groupe français d'électricité a annoncé vendredi qu'il prévoyait d'acquérir jusqu'à 9,9% de Constellation Energy, avec lequel il entend exploiter des centrales nucléaires aux Etats-Unis. "EDF redémarre aujourd'hui une grande période de développement, équivalente à celle des années 70-80 pendant lesquelles le parc nucléaire français s'est constitué", indique le président d'EDF, précisant que le groupe "vise clairement à être actionnaire des sociétés qui développent des centrales nucléaires". Qualifiant ces dernières de "formidables opportunités industrielles", Pierre Gadonneix remarque : "certes, nous participons aux risques, mais nous en retirons aussi énormément d'avantages".

Risque nucléaire ?

Si EDF décide de nouer d'autres partenariats aux Etats-Unis, ces derniers "se feront toujours à partir de notre filiale commune", créée à cette occasion et détenue à 50/50 avec Constellation Energy, précise-t-il. Dans le cadre de cette joint-venture, EDF vendra "de l'électricité sur le marché de gros", mais "nous n'irons pas dans la distribution", assure le président. "J'observe déjà le spectaculaire retournement de tendance aux Etats-Unis concernant cette source de production", se félicite le président d'EDF, qui souhaite que "le prix de l'électricité nucléaire reste compétitif".

Interrogé sur les récentes inquiétudes soulevées au Japon et en Allemagne sur la sûreté des installations nucléaires, Pierre Gadonneix relève trois nécessités : "des systèmes législatifs et réglementaires qui permettent d'avoir une totale transparence sur ce sujet", "une autorité de sûreté nucléaire reconnue et parfaitement compétente", ce qui "est le cas en France", et "des opérateurs qui se distinguent par leur parfaite maîtrise de la filière".

le 23 juillet 2007 à 11:19
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3 Commentaires

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  • Rafo, le 24/07/2007 à 08h28

    En effet, si la filière EDF pour le nucléaire était organisée comme celle de l'A380, on aurait déjà tous un troisième oeil, un petit frère qui pousse de notre sternum, et des tumeurs partout. D'énormes coupures de jus comme en a connue la Silicon Valley, on en a pas eu en France. EDF est une des rares entreprises publiques sur lesquelles les français ne passent pas leur temps à râler, soit sur la qualité de service, soit sur les tarifs... pour l'heure.

  • Pmvallez, le 24/07/2007 à 07h51

    France telecom, le crédit lyonnais avaient de gros appétit également, en tant que contribuables, nous nous souvenons de ces épisodes qui correspondent pour nous a de très ..très grosses indigestions, le déficit de la france ne s'en est pas trouvé diminué !!!!!puisse nos enfants ne pas avoir trop de tarres de ces éxcès d'alimentation !!!!!

  • Bidou, le 23/07/2007 à 18h49

    Pour une fois qu'une entreprise française prend des positions aux USA, gardons nous de la critiquer ! Vive le capitalisme français conquérant et donc vive EDF. C'est si rare de nos jours !

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