Areva espère "le plus gros contrat de son histoire"

Par A.C. (avec agence), le 26 juillet 2007 à 16h06 , mis à jour le 27 juillet 2007 à 08h04

Le groupe nucléaire français devrait construire deux réacteurs nucléaires de troisième génération EPR en Chine, pour environ 6 milliards d'euros.

Construction d'un réacteur nucléaire dans l'usine Areva de Chalon-sur-Saône Construction d'un réacteur nucléaire dans l'usine Areva de Chalon-sur-Saône © DR

Plus d'un an après son revers face à l'américain Westinghouse, Areva prend sa revanche. Le groupe nucléaire français est sur le point de remporter le plus gros contrat de son histoire, pour la construction de deux réacteurs nucléaires de troisième génération EPR en Chine. Si l'accord n'est pas encore formellement signé, la France et la Chine pourraient le conclure mardi à Pékin. La ministre de l'Economie Christine Lagarde se rendra sur place pour signer une "lettre d'intention".

Des discussions étaient toujours en cours jeudi sur certains éléments du contrat et pour savoir si le document serait paraphé par les groupes industriels ou les représentants gouvernementaux. Il s'agit d'un accord entre Areva et son partenaire chinois CGNPC (China Guangdong Nuclear Power Corp.) pour la construction de deux réacteurs à eau sous  pression (European Pressurised water Reactor), plus puissants (1.600 mégawatts  chacun) que les réacteurs construits dans les années 1980. Le contrat pourrait approcher les 6 milliards d'euros, sachant que le coût d'un EPR est évalué à environ trois milliards d'euros.

Contrat de plusieurs milliards de dollars
 
EDF, sur les rangs pour exploiter ces réacteurs, ne signera pas cette lettre, mais pourrait conclure un accord "par la suite", en tant qu'investisseur ou  exploitant. Areva et EDF se sont refusés à tout  commentaire, mais le groupe nucléaire était début février "en discussions avancées" avec Pékin sur ce dossier. A l'époque, la signature du contrat aurait buté sur le schéma industriel, Areva souhaitant fournir la centrale clés en main, tandis que l'électricien chinois voulait qu'Areva intervienne en tant que simple fournisseur. EDF aurait aussi proposé un schéma alternatif, dans lequel CGNPC était maître d'oeuvre, EDF  l'assistant et Areva intervenant en tant que fournisseur.
 
Finalement, Areva ne fournira pas la centrale clés en mains mais son réacteur, son combustible (l'uranium) et les services associés, soit toute la chaîne de valorisation du minerai. Si bien que ce contrat pourrait dépasser celui remporté à la mi-décembre par l'américain Westinghouse en Chine, selon un spécialiste du secteur. Areva s'était fait souffler ce contrat de plusieurs milliards de dollars pour la  construction de quatre réacteurs de troisième génération, d'une puissance de 1000 MW chacun, qui ne porte que sur la fourniture des réacteurs, sans le combustible.
 
CGNPC, l'un des principaux électriciens nucléaires chinois, est le partenaire historique d'Areva et d'EDF en  Chine. Il exploite deux centrales à la construction  desquelles Areva et EDF ont participé dans les années 1980 et 1990.  Areva est en train de construire un premier EPR clés en mains en Finlande,  en tant que maître d'ouvrage et fournisseur, et devrait démarrer le chantier du deuxième en France à la fin de l'année à Flamanville (Manche), en tant que  fournisseur. Le groupe est aussi candidat à la construction d'EPR aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, pays qui ont décidé de relancer cette énergie, moins polluante  que le pétrole.

Un dirigeant d'Areva expuslé du Niger

Le groupe nucléaire français Areva a confirmé  jeudi l'expulsion de son directeur au Niger par les  autorités du pays, et l'a "déplorée". On avait appris auparavant de sourceinformée à Niamey que le groupe Areva au Niger avait reçu l'avis d'expulsion de son directeur général Dominique Pin. Selon l'hebdomadaire Le Républicain paru jeudi, il aurait été expulsé pour des liens présumés avec les rebelles touareg du Mouvement des Nigériens  pour la justice (MNJ).

D'après agence

Par A.C. (avec agence) le 26 juillet 2007 à 16:06
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3 Commentaires

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  • Bertrand, le 03/08/2007 à 15h47

    Pour Jean-Luc : en effet, la transcription phonétique ("pinyin") du nom chinois pour la capitale de ce pays est "BEIJING", mais son nom en France est bel et bien "Pékin", de même que l'on parle de "Londres" et non de "London", de "Rome" et non de "Roma", et de même que la capitale de la France est nommée "BALI" par les chinois (ce qui grosso modo se prononce <> selon les règles du "pinyin"). On n'y changera rien, c'est comme ça, chaque pays adapte les noms des autres à sa langue, point. Le parallèle avec Lutèce, ancien nom de notre capitale, n'a aucun rapport : officiellement, dans quelque langue que ce soit, Istanbul ne s'appelle plus Constantinople et encore moins Byzance !

  • Pmvallez, le 29/07/2007 à 09h39

    Aujourd'hui celui qui gagne un marché dans le monde "moderne", c'est uniquement celui qui en a mis le plus sous la table !!

  • Jean-Luc, le 26/07/2007 à 18h41

    BEIJING !!! Et non pekin. Ca vous fait quoi si vous entendez quelqu'un dire que la capitale de la France, c'est Lutece ? ben c'est pareil.. Si vous dites Pekin, vous passez pour un...

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