SFR © TF1/LCILes suicides en série de Renault et PSA font planer l'angoisse chez les salariés de SFR, et plus précisément à la fédération CGT de l'entreprise. Les syndicalistes ont demandé mardi après-midi à la direction de SFR "de protéger la santé physique et mentale de ses salariés. La direction de SFR porte une lourde responsabilité sur la dégradation alarmante de la santé physique et mentale de son personnel, au regard des centaines d'arrêts maladie délivrés sur les trois centres".
La raison de cette requête : depuis fin mai, les arrêts maladie se sont multipliés. En cause, l'externalisation de trois centres d'appel SFR à partir du 1er août à deux sous-traitants, Teleperformance pour Lyon et Toulouse, et la Division Arvato Services (filiale du groupe allemand Bertelsmann) pour Poitiers. Et si les repreneurs se sont engagés à garder les employés pendant au moins trois ans, l'angoisse est palpable au sein de l'entreprise. Au total, 1 900 salariés sont concernés.
A Poitiers, où une salariée de SFR a tenté de se suicider le 21 juillet dernier, 790 arrêts maladie ont été comptabilisés (toutes durées confondues) en 58 jours, pour un effectif de 570 salariés. A Toulouse, plus de 600 arrêts ont été enregistrés en juillet, pour un effectif de 724 salariés et à Lyon, 350 salariés sur 582 ont eu au moins un arrêt dans le mois qui a suivi l'annonce, selon les chiffres communiqués aux syndicats lors du dernier comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail qui a eu lieu en juin dernier.
D'après agence.
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