
Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, a affirmé mercredi à propos du projet de fusion GDF-Suez, qu'il fallait "être au clair" à "la fin du mois de septembre". Il a affirmé qu'il n'y avait pas eu "d'ultimatum" sur cette question et ajouté que la fusion GDf-Suez était "un dossier sur lequel évidemment des positions vont rapidement sortir".
"Le projet n'est pas mort", affirme de son côté le PDG de GDF Jean-François Cirelli dans un entretien aux Echos, mercredi. "Je souhaite vivement que nos amis de Suez fassent les pas nécessaires pour qu'il puisse être présenté à nos conseils d'administration respectifs dans les meilleurs délais", déclare-t-il aussi.
Jean-François Cirelli souligne qu'il souhaite voir cette fusion se réaliser rapidement : "Il n'y a pas de date couperet mais le plus vite serait bien sûr le mieux". L'autorisation donnée par la Commission européenne sur la fusion expire vendredi. "Nous allons devoir demander une prolongation", souligne Jean-François Cirelli. "Entre les deux entreprises, tous les sujets restant en suspens, comme le nom du futur ensemble par exemple, ont été réglés", rappelle aussi le PDG de GDF, pour qui la fusion entre les deux groupes serait un "très beau projet industriel".
Lettre à Sarkozy
Selon le Financial Times de mardi, Gérard Mestrallet aurait envoyé lundi une lettre à Nicolas Sarkozy pour lui proposer de "transférer les actions Suez détenues par l'Etat à GDF" (lire notre article). Ce schéma permettrait de résoudre le casse-tête de la valorisation entre les deux groupes, un des principaux obstacles à la fusion.
Dans un communiqué, le groupe a indiqué que "depuis le mois de mai", il avait eu "l'occasion de procéder à des échanges de vues avec la présidence de la République" et que ces "discussions" avaient "toujours lieu dans un climat serein et professionnel", récusant toute idée d'un "quelconque ultimatum". En revanche, Suez a refusé de préciser si Gérard Mestrallet avait envoyé un courrier au chef de l'Etat.
(D'après agence)
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