© INTERNESuez pourrait "envisager d'autres options" si aucun accord n'était trouvé avant la fin de la semaine. Tel est l'ultimatum qu'a lancé le PDG de Suez, Gérard Mestrallet, à Nicolas Sarkozy. Pour tenter de débloquer le projet de fusion avec Gaz de France, Gérard Mestrallet a ainsi écrit au chef de l'Etat pour lui proposer de "transférer les actions possédées par l'Etat dans Suez à GDF" afin de permettre de résoudre la différence de valorisation boursière qui bloque la fusion. Selon le Financial Times, qui révèle l'affaire mardi, le PDG de Suez aurait indiqué dans son courrier que si aucune solution n'était trouvée "d'ici la fin de la semaine", son groupe pourrait "envisager d'autres options".
Car le projet initial de fusion entre les deux groupes prévoyait l'échange d'une action Suez contre une action GDF, plus le versement d'un dividende exceptionnel d'un euro par titre aux actionnaires de Suez. Mais, le titre Suez vaut actuellement plus cher que celui de GDF, ce qui risque de dissuader les actionnaires de Suez de soutenir l'opération. D'où la demande formulée par Suez d'un transfert des actions possédées par l'Etat de Suez à GDF afin de rétablir la parité. Pour Gérard Mestrallet, il y a urgence. C'est en effet vendredi qu'expire l'approbation par la Commission européenne du projet de fusion.
Mais pour la fédération FO-Energie, qui "s'étonne" que Suez "puisse adresser un ultimatum" à l'Etat français pour demander la privatisation de GDF, il s'agit d'"un fait sans précédent" qui "témoigne de la puissance des intérêts financiers en jeu". Dans un communiqué, le syndicat estime que la privatisation de Gaz de France serait "contraire aux engagements pris par Nicolas Sarkozy en 2004 et elle n'aurait rien à voir avec l'intérêt de la France et la défense de notre service public".
(D'après agence)
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