Une du Figaro © TF1/LCI"Pour la séduction, c'est réussi", résume François-Xavier Pietri dans La Tribune. "Pour autant, la plupart des principes égrenés devant Laurence Parisot et ses pairs relèvent largement des thèmes de la campagne présidentielle", nuance-t-il. La presse est unanime : si Nicolas Sarkozy a séduit les patrons lors de son discours jeudi devant l'université d'été du Medef à Jouy-en-Josas, les journaux regrettent l'absence de nouvelles mesures concrètes dans le discours du président.
Le Figaro salue le déplacement du chef de l'Etat. "Nicolas Sarkozy s'est rendu à l'université du Medef, une première pour un président en exercice, afin d'expliquer comment il comptait décrocher le 1% de croissance supplémentaire qui manque au pays (...) Il s'est attelé à une tâche gigantesque dans un pays aussi instinctivement dirigiste que le nôtre: la pédagogie de la croissance", écrit Stéphane Marchand. Mais émet lui aussi un regret: "Nicolas Sarkozy n'en a pas parlé hier, mais espérons qu'il passera rapidement à l'étape décisive, la suppression des seuils sociaux".
Plus critique, Libération titre : "Sarkozy assure le show avec trois fois rien." Et regrette : "ce devait être la seconde étape du programme économique du président de la république (...) A la place on a eu droit à un bel exercice de campagne, le chef de l'Etat ne résistant pas au plaisir de tenir meeting devant un auditoire conquis."
Même tonalité en régions
En revanche, L'Humanité est franchement hostile: "Mesure pour mesure, les points forts du programme du MEDEF ont été déroulés là en un discours d'offensive antisociale d'une rare violence", s'indigne Michel Guilloux. "L'avenir des retraites, autre grand sujet de préoccupation des Français, n'a, lui, pas été évoqué", déplore-t-il.
Dans Sud-Ouest, Patrick Berthomeau note que, "le président avançait en terrain connu", mais il devra "donner une image plus précise des rapports économiques et sociaux qu'il imagine pour nous et pour l'avenir". Même analyse dans Le Courrier Picard par Francis Lachat : "Nicolas Sarkozy a martelé quelques-unes de ses promesses électorales (...) Tout cela ne pouvait manquer de donner du baume au coeur aux chefs d'entreprise. Et c'était manifestement le but du jeu. Car pour le reste, il s'est bien gardé d'annoncer trop concrètement des réformes". Si Jacques Camus note lui aussi dans La République du Centre "l'absence d'annonces fortes", il la juge cependant "compréhensible".
"Nicolas Sarkozy n'a guère annoncé de mesures concrètes (...) le chef de l'État a tenu un discours très général", entonne Gilles Dauxerre dans La Provence à l'instar de ses confrères. Jean-Claude Kiefer enfonce le clou dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace: "Nombre des annonces faites hier ont un air de 'il n'y a qu'à' déjà maintes fois entendu".
Avec Agence
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