© INTERNELe groupe Suez dément avoir adressé un "ultimatum" au gouvernement au sujet de son projet de fusion avec Gaz de France . "Depuis le mois de mai dernier, Suez a eu l'occasion de procéder à des échanges de vues avec la Présidence de la République et les autorités publiques concernées, au sujet du projet de rapprochement entre Gaz de France et Suez", rappelle Suez dans un communiqué. "Ces discussions ont toujours eu lieu dans un climat serein et professionnel, et il n'a jamais été question d'un quelconque ultimatum", ajoute le groupe.
Dans la matinée, le Financial Times assurait que le groupe avait interpellé directement le président de la République, afin d'avoir une réponse sur le projet de fusion avec Gaz de France, annoncé en février 2006 et toujours en suspens. Le PDG du groupe d'énergie et de services à l'environnement, Gérard Mestrallet, aurait, toujours selon le quotidien britannique, adressé une lettre au chef de l'Etat pour lui proposer un schéma susceptible de sauver le rapprochement entre les deux entreprises, ajoutant que si aucun accord ne pouvait être atteint avant la fin de la semaine, son groupe devrait envisager d'autres options.
L'Elysée dément tout demande de la sorte
Selon le quotidien économique, Gérard Mestrallet proposerait de transférer à Gaz de France les participations de sociétés publiques dans Suez. "Cela augmenterait la valeur de GDF et éviterait d'avoir à compenser la différence de valorisation entre les deux groupes auprès des actionnaires avec un dividende exceptionnel politiquement inacceptable", souligne le Financial Times. Interrogé par le journal Le Monde, l'Elysée dément également avoir reçu un courrier ou une proposition en ce sens. "Nous n'avons connaissance d'aucune demande de la sorte", a dit au quotidien un proche de Nicolas Sarkozy.
Le projet initial de fusion prévoit une fusion par échange d'actions sur la base d'une pour une après versement d'un dividende exceptionnel d'un euro par action Suez. Mais l'écart entre les cours est actuellement de 4 euros environ, soit un montant global de l'ordre de 5 milliards d'euros. Selon des sources proches du dossier, le gouvernement ne souhaite pas qu'il y ait un versement d'un tel montant pour des raisons d'affichage. Mais les analystes financiers jugent qu'un transfert des parts de sociétés publiques vers Gaz de France ne résoudrait pas le problème de valorisation.
(D'après agence)
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