Jean-François Cirelli, PSG de Gaz de France © TF1-LCICe que dit Bruxelles est "une stupidité" s'est enflammé Jean-François Cirelli sur France Inter. Le PDG de Gaz de France avait oublié la langue de bois mercredi matin. S'en prenant directement au projet de Bruxelles de séparer la production et la distribution du gaz, il a estimé qu'il s'agit d'une "vision très idéologique qu'aucun autre continent n'a faite". Selon lui, l'initiative vient des Britanniques qui ont mené cette séparation dans leur pays et veulent le voir appliquer partout en Europe.
Le président de la Commission européenne a présenté mercredi, avec le commissaire à l'Energie Andris Piebalgs et la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes, une série de propositions législatives destinées à renforcer la concurrence dans le secteur énergétique. Et notamment de disjoindre les activités de production de gaz et les réseaux qui le transportent. Les 27 en ont fait une priorité depuis un an. Pour José Manuel Barroso, la séparation méthode constitue "de loin l'approche la plus efficace" pour assurer une pleine concurrence sur ce marché.
Les eurodéputés décideront
"Quel est l'objectif affiché par la Commission européenne ? Un marché unique du gaz. Bon, s'il y a 27 petits bouts de tuyaux en Europe, parce que 27 compagnies de "tuyaux", qu'est-ce qu'on a de plus qu'aujourd'hui ? Rien. Donc je ne vois pas, encore une fois, l'utilité." Le patron de GDF, qui vient de remporter une victoire en mariant son groupe à Suez, compare le transport du gaz au système des autoroutes. "Les réseaux c'est comme les autoroutes, tout le monde a le droit maintenant de passer sur nos autoroutes et tout le monde paye le même péage". Peu importe donc le propriétaire. Jean-François Cirelli se fait même menaçant en affirmant que si Bruxelles l'oblige à se défaire de ses "tuyaux", il s'agira d'une "expropriation" et donc GDF demandera une compensation.
Le projet de séparation des activités de distribution et de production des grands groupes européens a été présenté et adopté mercredi par la Commission et va devoir à présent être examiné par les 27 et le Parlement européen.
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