Atterrissage raté au Danemark, le 9 septembre 2007 © TF1-LCIAprès une série d'incidents plus ou moins graves, allant du défaut de climatisation au problème de train d'atterrissage, le constructeur canadien Bombardier recommande à toutes les compagnies aériennes, qui comptent dans leur flotte des avions de type Dash 8-400, de les laisser au sol. Une inspection en profondeur de tous les appareils "qui comptent 10.000 cycles de train d'atterrissage ou plus" est prévue. La nouvelle a été annoncée mercredi par la compagnie Scandinavian Airlines (SAS), concernée au premier chef par ces incidents puisqu'elle possède 33 avions de ce type, tous déjà cloués au sol par mesure de précaution. Mardi, la compagnie avait affirmé qu'elle ne comptait pas retirer ce type d'appareil de sa flotte en dépit de divers problèmes constatés depuis son acquisition en 1997.
Dernier incident en date : un avion de la SAS, privé d'un de ses trains d'atterrissage, s'est posé en catastrophe mercredi matin, à l'aéroport de Vilnius, en Lituanie, mais ses 52 occupants, dont quatre membres d'équipage, ont été évacués sains et saufs. L'appareil, un Dash 8-400 (Q400), assurait la liaison entre Copenhague et la station balnéaire lituanienne de Palanga. Selon le chef des services de l'aviation civile lituanienne, "les pilotes, ayant constaté que l'un des trains d'atterrissage ne fonctionnait pas, ont décidé de procéder à un atterrissage d'urgence à l'aéroport de Vilnius, qui possède des pistes plus longues", que celles de Palanga, où devait normalement atterrir l'avion. "L'appareil est sorti de la piste parce que le train d'atterrissage droit ne fonctionnait pas, mais il a atterri sans problème. Il n'a pas pris feu et tous les occupants ont été évacués sains et saufs".
Il s'agissait du deuxième atterrissage d'urgence en quatre jours à la suite d'un mauvais fonctionnement du train d'atterrissage. Dimanche, un appareil de ce type, avec 73 personnes à bord, avait atterri en catastrophe à Aalborg, au nord du Danemark. Il avait brisé son train d'atterrissage, constaté défaillant par le pilote en vol, et touché le sol avec une de ses ailes qui avait pris feu. Le lendemain, trois avions devaient retourner à leur point de départ après des défauts techniques (problème de climatisation et de gouvernail). Mardi, la compagnie annonçait un contrôle de la totalité de ses appareils Q400. Avant le nouvel incident de Vilnius et l'annonce d'une inspection générale par Bombardier...
D'après agence
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