EADS © TF1/LCI| Lagarde : "l'Etat n'a jamais vendu une seule action" |
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| Florilège de réactions politiques |
"L'Etat a eu un comportement irréprochable", clame l'ancien ministre de l'Economie Thierry Breton, qui se défend, dans Le Monde daté de jeudi, de toute intervention dans la vente par Lagardère d'actions EADS qui donnent lieu à des accusations de délit d'initiés. "Par le pacte d'actionnaires" liant l'Etat français, Lagardère et l'allemand Daimler, "l'Etat n'avait ni à autoriser ni à empêcher la vente d'actions d'autres actionnaires, qui étaient totalement libres de leur stratégie", a-t-il affirmé. "Il est donc faux de dire que l'Etat a autorisé cette opération".
De plus, sur LCI, il affirme qu'il n'avait pas eu connaissance début 2006 de retards de production de l'A380. "Une note de mes services a bien recommandé, début 2006, et je crois fin janvier, d'examiner l'opportunité de la cession d'une partie des actions de l'Etat, considérant que EADS à cette période était bien valorisé", déclare-t-il. "Et moi, je n'ai pas suivi la recommandation de mes services et je le redis, l'Etat n'a pas cédé une seule de ses actions. J'ajoute que cette note ne faisait nullement état d'informations nouvelles concernant les retards de l'A380. Je suis absolument formel sur ce point", a-t-il ajouté.
Accusations infondées
Un rapport de l'Autorité des marchés financiers accusant une vingtaine de dirigeants d'EADS de délits d'initié massifs a été versé au dossier de la juge saisie de l'instruction de cette affaire depuis novembre 2006, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier. Dans son édition datée de mercredi, Le Figaro a révélé l'existence d'une "note préliminaire" de l'AMF sur la vente de titres avant que les difficultés d'Airbus avec l'A380 ne soient rendues publiques et entraînent une chute du cours d'EADS à la mi-juin 2006. Toujours selon le quotidien, "le ministère des Finances également informé des difficultés à venir, a pourtant donné, à l'époque, son feu vert à la vente des actions détenues par Lagardère".
Le groupe Lagardère a quant à lui annoncé qu'il allait intenter une action en justice pour obtenir "réparation" après la "diffusion dans les médias d'un document provisoire de l'AMF" qui a donné lieu à des "accusations infondées" sur un délit d'initiés chez EADS. De son côté, EADS s'est dit "surpris" des fuites dans la presse sur l'enquête concernant de présumés délits d'initiés par certains de ses dirigeants et actionnaires, qualifiant ces fuites de "violation du principe de présomption d'innocence". "EADS ne commentera pas plus en l'espèce et se réserve tous droits en la circonstance", a déclaré le groupe dans un communiqué.
Voyoucratie
Du côté des politiques, les députés communistes ont déposé une demande de création d'une commission d'enquête parlementaire. Pour Alain Bocquet, "cette voyoucratie financière est devenue insupportable". Le PS demande, lui que soient établies dans "les plus brefs délais" les responsabilités politiques du gouvernement de l'époque. Il dénonce "les petits arrangements, les manipulations et la recherche du profit à tout prix qui ont prévalu jusqu'au plus haut sommet de l'Etat dans l'affaire EADS".
(D'après agence)
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