Noël Forgeard, ancien vice-président d'EADS"Je vous le dis la tête haute", écoutez les propos
EADS : l'AMF blanchit tout le monde
L'Autorité des marchés financiers a refermé jeudi le dossier sans aucune sanction. Cinq personnes restent néanmoins mises en examen dans le cadre d'une enquête pénale pour présomption de délits d'initiés.
Publié le 17/12/2009
EADS : auditions hors-normes pour plus-values géantes
17 dirigeants ou ex-dirigeants d'EADS ou d'Airbus s'expliquent cette semaine devant l'AMF sur des ventes massives d'actions, faites peu avant que le cours ne chute, entraîné par les retards de l'A380.
Publié le 23/11/2009
de l'ancien patron d'EADS mardi sur France Info
Noël Forgeard, ancien co-président d'EADS contraint au départ en juillet 2006 après la révélation des retards du programme A380, a pris la défense mardi des principaux actionnaires Daimler et Lagardère, en réaffirmant qu'il n'y avait eu "aucun délit d'initiés" chez EADS. Les dirigeants et grands actionnaires avaient réalisé d'importantes plus-values dans les mois précédant l'effondrement du titre en juin 2006 en vendant une partie de leurs actions.
La faute à "pas de chance"
"Lagardère avait déclaré de longue date qu'EADS représentait une part excessive dans la valeur de son groupe", a déclaré Noël Forgeard, en ajoutant : "pas de chance pour lui, pas de chance pour moi, cette cession intervient au mauvais moment, par rapport à un événement alors imprévisible".
Noël Forgeard pointe du doigt en revanche la responsabilité de l'usine de Hambourg qui aurait dissimuler ses difficultés sur les câblages électriques de l'A380. Il rejette par ailleurs toute responsabilité dans les difficultés qui ont conduit au plan Power8 et ses 10.000 suppressions d'emplois, en leur opposant "16.000 créations d'emplois dans Airbus" sous sa présidence, entre 1998 et 2005. "Je vous dis la tête haute que je suis le créateur d'emplois le plus important en Europe dans les sept dernières années", lance-t-il. L'ancien patron d'Airbus et d'EADS estime que, malgré ses retards, l'A380 sera un "succès".
La Caisse des dépôts envisage de se porter partie civile |
La Caisse des dépôts (CDC) envisage de se porter partie civile "du fait de la diffusion d'informations trompeuses" dans l'affaire EADS, affirme son directeur général Augustin de Romanet, dans une interview aux Echos mercredi. "Quant à une éventuelle demande d'annulation des deux tranches de la vente à terme restant à réaliser, ce n'est pas la voie que nous avons choisie à l'heure où nous parlons", ajoute-t-il. La CDC a acheté des titres EADS au printemps 2006, soit 2,25% du capital pour environ 600 millions d'euros. Deux mois plus tard, le cours de l'action dévissait en Bourse après l'annonce de nouveaux retards dans le programme de l'A380 |
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