EADS : Lagardère défie les petits actionnaires

le 22 octobre 2007 à 13h38 , mis à jour le 22 octobre 2007 à 15h53

Arnaud Lagardère affirme ne pas souhaiter sortir du capital du groupe européen de défense et d'aéronautique ces cinq prochaines années.

eads lagardèreLe conseil d'administration d'EADS © TF1/LCI

Arnaud Lagardère est resté sourd aux appels d'actionnaires minoritaires d'EADS  l'enjoignant à quitter le conseil d'administration du groupe d'aéronautique, dont la composition constituait l'ordre de jour d'une assemblée générale extraordinaire. Cette dernière a d'ailleurs approuvé la nomination de l'ensemble des 11 administrateurs, dont Arnaud Lagardère et quatre indépendants, proposé par la direction. La mise en place de ce nouveau conseil entérine la simplification de la gouvernance de la société décidée en juillet.

Lagardère a cristallisé sur sa personne la colère de petits porteurs réunis à Amsterdam, liée à l'enquête l'Autorité des marchés financiers sur des ventes suspectes de titres EADS de la part de dirigeants et actionnaires du groupe entre novembre 2005 et avril 2006. "Si vous voulez que je parte, je dois vous répondre 'non'. Je resterai pour défendre les intérêts de mon entreprise", a-t-il déclaré au cours de l'assemblée générale. "Tant que Lagardère restera un actionnaire je resterai. Je ne lâcherai rien et me souviendrai de tout", a-t-il ajouté.

En 2009, Lagardère ne détiendra plus que 7,5% d'EADS

L'enquête de l'AMF, qui devrait se terminer au début de l'année prochaine, porte à la fois sur les conditions dont certains dirigeants d'EADS et de sa filiale Airbus ont exercé leurs stock-options en novembre 2005 et en mars 2006 et sur celles qui ont entouré la cession, le 4 avril 2006, par Daimler  et Lagardère de 7,5% du capital d'EADS chacun. Ces opérations ont eu lieu peu avant l'annonce de nouveaux retards de l'A380 le 13 juin 2006, qui a entraîné le lendemain une chute de 26% du titre EADS.

Arnaud Lagardère a aussi souligné qu'il ne vendrait pas de titres EADS d'ici les cinq prochaines années. En avril 2006, Lagardère avait vendu à terme la moitié de sa participation originelle de 15% dans EADS. En juin 2009, le groupe ne détiendra plus que 7,5%. Les autres actionnaires principaux, liés par un pacte, sont l'Etat français (15%) et un consortium formé par des investisseurs financiers principalement allemands (7,5%) et Daimler (15%) et dirigé par le constructeur automobile. Rüdiger Grube, désormais seul président du conseil d'administration d'EADS, a assuré que le groupe collaborerait pleinement aux enquêtes sur des délits d'initiés supposés.

(D'après agence)

le 22 octobre 2007 à 13:38
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1 Commentaires

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  • Clairevoyance, le 22/10/2007 à 20h01

    Aux USA, cet escroc serait condamne a des dizaines d'annees de prison pour delit d'inities... mais en France, c'est le contribuable qui doit assumer les escocreries, erreurs, etc. des tout-puissants

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