Dominique de Villepin, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le 14 octobre 2007 © TF1/LCIL'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a reconnu dimanche que Bercy et Matignon avaient été informés à l'avance par Arnaud Lagardère de son intention de céder des titres EADS mais il a affirmé qu'il ne s'agissait que d'une "information préalable". Interrogé lors du Grand jury RTL/Le Figaro/LCI, l'ancien Premier ministre a souligné qu'il fallait distinguer cette "première étape" de la "deuxième opération", concernant "les conditions d'achat par la Caisse des dépôts de ces titres vendus par le groupe Lagardère".
"C'est vrai que les service d'Arnaud Lagardère sont venus voir Bercy puis Matignon, l'ensemble de ceux qui, au sein de l'Etat, doivent être informés de ce genre de situation pour leur dire : 'nous avons l'intention de céder ces titres et nous voudrions savoir si l'Etat est disposé à en faire de même pour ce qui le concerne'", a-t-il expliqué. "Nous avons indiqué à Arnaud Lagardère que l'Etat ne souhaitait pas vendre ses propres titres. C'est le principe de la cession, et c'est une information préalable, avant même de rentrer dans l'opération pratique", a insisté Dominique de Villepin. S'agissant de la "deuxième opération", l'ancien Premier ministre a réaffirmé : "nous n'avons jamais été informés par la Caisse des dépôts".
Dès janvier 2006
Dimanche pourtant, Arnaud Lagardère mettait en cause les précédentes déclarations de Dominique de Villepin, qui avait assuré la semaine dernière n'avoir "jamais été saisi" du rachat de titres EADS par la Caisse des dépôts (CDC). Dans le Journal du Dimanche, à la question "le Premier ministre Dominique de Villepin était-il au courant de l'opération ?", le patron du groupe Lagardère a répondu sans hésitation : "oui, bien sûr".
Arnaud Lagardère confirmait ainsi qu'une note avait été transmise à Matignon début 2006, au sujet de la vente d'une partie des actions EADS détenues par Lagardère, en avril 2006. "Cette note était un descriptif de l'opération, que nous avons envoyée aux services du Premier ministre, parce qu'ils nous l'avaient demandé. Elle contenait une liste d'investisseurs susceptibles d'être intéressés à long terme, dont, parmi d'autres, la CDC", expliquait Arnaud Lagardère.
(D'après agence)
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