Bruxelles remet Galileo sur les rails

le 24 novembre 2007 à 09h52 , mis à jour le 24 novembre 2007 à 17h41

Eurodéputés et ministres européens du Budget ont trouvé un accord pour financer le futur système européen de navigation par satellite avec le budget de l'UE.

TF1-LCI © TF1-LCI

Galileo vise à affranchir les Européens de leur dépendance à l'égard du système militaire américain GPS, gratuit pour les usagers civils. Il promet une précision de localisation au mètre près (contre parfois une dizaine de mètres pour le GPS) et doit être opérationnel à la fin 2012. Mais le projet européen accumule les retards. A la suite de l'exclusion en juin de l'industrie privée du financement de la future constellation de 30 satellites, l'UE devait trouver 2,4 milliards d'euros supplémentaires dans des fonds publics pour mener à bien son projet technologique phare. C'est enfin chose faite, et Galileo semble remis sur les rails...

Au cours d'une réunion de conciliation, vendredi, les ministres du Budget de l'UE et le Parlement européen ont donné leur aval pour puiser les fonds nécessaires au programme Galileo dans le budget de l'UE de la période 2007-2013. Au total, 1,6 milliard d'euros seront pris dans les fonds non utilisés en 2007 de la politique agricole commune. Parlement et gouvernements ont pris acte du caractère exceptionnel de cette mesure en s'engageant à ne plus puiser dans cette enveloppe à l'avenir. Les 800 millions d'euros encore nécessaires pour assurer le déploiement de Galileo proviendront du budget 2008, notamment de programmes de recherches moins importants ou qui n'auront pas vu le jour.

Le financement assuré, reste à voir le projet industriel

Mais pour parvenir à ce compromis, il aura tout d'abord fallu que les eurodéputés, qui partagent l'autorité budgétaire avec le Conseil des ministres du budget de l'UE, obtiennent l'assurance que le projet Galileo serait exclusivement financé sur des fonds communautaires. L'Allemagne - qui préconise un financement public des seuls gouvernements européens intéressés qui obtiendraient alors un "juste retour" pour leurs industries nationales - s'est toutefois prononcée contre ce principe. L'Espagne, dont l'industrie est également impliquée dans le projet, s'est abstenue.

Par ailleurs, les ministres des Transports de l'UE doivent encore se réunir jeudi à Bruxelles pour tenter de lisser les différences importantes qui subsistent sur Galileo. Car même si le financement est désormais assuré dans le budget européen, il doit s'accompagner d'un plan industriel avalisé par les Etats membres. La Commission européenne a proposé la semaine dernière aux ministres des Finances de l'UE un plan industriel destiné à ménager une certaine égalité dans l'attribution des futurs contrats du programme. Le commissaire aux Transports Jacques Barrot suggère de diviser le programme en six segments attribuables sur appels d'offre, assortis de règles de non cumul et d'obligations de sous-traitance. Il donne "jusqu'à la fin de l'année" aux Etats membres pour arriver à un accord, faute de quoi, reconnaît son porte-parole, "il faudra mettre fin à nos efforts".

D'après agence

le 24 novembre 2007 à 09:52
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

1 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Mad Khan, le 24/11/2007 à 12h59

    Genial, et quand decidera-t-on de mettre de nouveau sur les rails le projet de la navette spaciale Hermes ? Ca ce serait Top!

Lire tous les commentaires

      logAudience