© TF1-LCI/AFP-J.P.KsiazekLes élus du comité d'entreprise ne décolèrent pas : "la direction du BHV fait état d'une amélioration des résultats de la société, y compris des magasins concernés, grâce aux efforts des salariés, mais ferme deux établissements auxquels elle ne voit aucune solution viable", dénoncent-ils. Et en effet, deux magasins BHV situés à Créteil (Val-de-Marne) et Paris (rue de Flandres, XIXe), où travaillent 249 salariés et une cinquantaine de démonstrateurs extérieurs, vont être fermés avant juin. L'annonce de ces deux fermetures a été faite vendredi par le Groupe Galeries Lafayette et par le comité d'entreprise BHV.
Mais les arguments du Groupe Galeries Lafayette sont bien éloignés de ceux des salariés. Ces fermetures, affirme-t-on au Groupe, ont lieu "dans le cadre du plan de redressement du BHV qui était lourdement déficitaire". Et si l'on reconnaît au Groupe "un redressement bien engagé - on a ouvert un (magasin) Rivoli homme (à Paris), on a de nombreux magasins bénéficiaires", les deux fermetures y apparaissent néanmoins justifiées : "ces deux magasins sont très lourdement déficitaires depuis plusieurs années".
Quid des démonstrateurs ?
"On va offrir à chacun des 249 salariés un reclassement dans le groupe" dans le cadre d'un "plan de sauvegarde de l'emploi" (PSE), souligne par ailleurs le Groupe Galeries Lafayette, précisant que ce ne sera pas le cas de la cinquantaine de "démonstrateurs (qui) en général sont détachés par les marques" et ne sont donc pas des salariés du BHV.
Précisément, le sort de ces démonstrateurs et des démonstratrices préoccupe particulièrement les élus du comité d'entreprise. Des élus qui, lors de l'officialisation des fermetures vendredi en comité central d'entreprise, se sont préoccupés aussi "d'une éventuelle baisse des rémunérations et de la baisse du niveau de vie des salariés", malgré les annonces de reclassements.
D'après agence
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