BNP Paribas "réfléchit" à une offre d'achat

le 31 janvier 2008 à 12h28 , mis à jour le 31 janvier 2008 à 18h13

La première banque française précise y penser parce que "toute l'Europe le fait". Le conseiller du président Sarkozy, assure que l'Etat ne "restera pas les bras croisés" en cas d'OPA.

Les banques françaises BNP et Société Générale ont limité la casse en 2008Les banques françaises BNP et Société Générale ont limité la casse en 2008 © LCI / DR

La banque française BNP Paribas "réfléchit" à une offre d'achat sur la Société Générale, a indiqué jeudi à l'AFP une porte-parole de l'établissement. Et d'ajouter : "On réfléchit simplement parce que toute l'Europe réfléchit".
 
D'après Les Echos, citant une "source proche", la banque s'est entourée de conseils, et travaillerait activement au projet. Le président du conseil d'administration de BNP Paribas Michel Pébereau aurait été reçu "récemment" par Claude Guéant et François Pérol, respectivement secrétaire général et secrétaire général adjoint de l'Elysée. La porte-parole de BNP Paribas a démenti que la rencontre ait porté sur ce sujet. "La seule rencontre entre M. Pébereau et l'entourage du président de la République est un rendez-vous prévu de longue date qui concernait sa mission relative à la 'revue générale des politiques publiques' et qui n'a donc rien à voir avec la Société Générale", a-t-elle affirmé.
 
En tout cas, selon le conseiller du président Sarkozy, l'Etat ne "restera pas les bras croisés" en cas d'OPA. "Ce qui est certain, c'est que l'Etat ne restera pas indifférent à ce qui peut affecter le sort de la Société Générale. On ne laissera pas à la merci de n'importe quel prédateur cette entreprise", a ainsi déclaré Henri Guaino sur RMC/BFM-TV. "L'Etat interviendra s'il le juge nécessaire" a-t-il insisté, en soulignant qu'"à chaque fois qu'il y a une attaque sur le système bancaire, tous les gouvernements d'Europe sont actifs, interviennent, ne restent jamais indifférents, la France comme les autres".
 
Quant au porte-parole de l'Elysée David Martinon, il a déclaré jeudi matin que la Société générale n'était pas contrainte de "s'adosser" à une autres institution financière et la question de son rachat "ne se posait pas"

Contre un rachat, pour l'indépendance de leur banque, les salariés se sont rassemblés jeudi après-midi au pied du siège de la Défense. La plupart font bloc derrière leur président Daniel Bouton.

(D'après agences)

le 31 janvier 2008 à 12:28
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7 Commentaires

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  • GILBERT, le 31/01/2008 à 15h52

    J'aimerais arriver à comprendre. La S.G. a certes perdu près de 5M d'euros dans la "fraude" du Trader, plus 2M dans les opérations subprime. Cela ne met pas en cause la solidité de cet établissement tout au plus un manque à gagner. Si besoin est l'augmentation du capital de 5M d'euros rétablit certains équilibres en regard de l'évolution des engagements de la Bque. La fraude du trader n'ait qu'un accident de parcours ne mettant en cause que les procédures de surveillance. Mais ceci peut arriver à n'importe quel établissement financier. La perte sur les marchés américains ne touchent pas que la S.G. ; à la limite la CAISSE DE CREDIT AGRICOLE semble encore plus touchée par les pertes subies sur ces marchés. La récession éventuelle de l'économie américaine touche toutes les banques. Pour l'heure seuls les actionnaires de la S.G. sont perdants ou pour le moins supporte un manque à gagner. Il est actuellement de mise de comparer la valeur boursière de la SG entre mi 2007 et maintenant mais si l'on regarde celle du C.A. et peut-être de la BNP ont en arrive au même constat. Alors que représente tout ce remu ménage ? Rien à voir avec la situation du CREDIT LYONNAIS qui lui enregistrait réellement des pertes abyssales qui mettait en cause sa solidité. Ont a même mis en cause les opérations du trader qui aurait amplifié la baisse des diverses bourses mais les fondamentaux des entreprises n'ont pas été touchés ce qui n'empêche pas MICHELIN, ST GOBAIN et bien d'autres valeurs de continuer à baisser. ALORS ?

  • Tschumperlé, le 31/01/2008 à 15h22

    Monsieur Martinon devrait réfléchir avant de lancer des sentences creuses. Certes, la Générale n'a pas besoin de s'adosser, mais les vautours ont besoin de manger. Et la viande faisandée les intéresse tout particulièrement.

  • Nicolas, le 31/01/2008 à 15h04

    Franchement le gouvernement est une parodie!! M. Henri Guaino n a aucune légitimité de parler au nom du gouvernement, il n a pas été élu par les francais, il n est pas ministre, juste conseiller ou encore homme de l ombre, donc qu il y reste dans l ombre!!!

  • DUPONT, le 31/01/2008 à 14h05

    Chez ces gens là, lorsque l'on réfléchit, c'est que l'on a déjà pris sa décision !

  • Carisa, le 31/01/2008 à 13h54

    Bnp paribas peut toujours reflechir;c'est bruxelle qui va trancher

  • Ed, le 31/01/2008 à 13h26

    A ce prix la j'acheterai bien SG moi aussi Mais c'est pas avec mon indemnité de travail car on ne peut plus appeller ça decemment un salaire que je vais pouvoir sortir 40 milliard de ma poche

  • Danie, le 31/01/2008 à 13h07

    Non ils vont les ouvrir !

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