Bouton se défend d'avoir cherché à déguiser des pertes

le 25 janvier 2008 à 22h41 , mis à jour le 26 janvier 2008 à 07h19

Le PDG de la Société Générale estime que ce qui est arrivé "n'a rien à voir avec une catastrophe qui aurait été le fait de notre stratégie".

Daniel Bouton, ex-président de la Société GénéraleDaniel Bouton, ex-président de la Société Générale © LCI

"Cela ne tient pas debout, ni techniquement ni comptablement." Ainsi Daniel Bouton, PDG de la Société Générale, s'est défendu d'avoir cherché à déguiser des pertes liées à la crise des subprimes en les attribuant à un seul trader. Il affirme que la fraude évaluée à 5 milliards d'euros dont se dit victime sa banque n'a "rien à voir avec une catastrophe qui aurait été le fait de notre stratégie. Cela s'apparente à un incendie volontaire, qui aurait détruit une grosse usine d'un groupe industriel". Il a ainsi rejeté l'hypothèse d'avoir "transféré dans un trou nouveau des pertes provenant d'un autre trou".

Daniel Bouton a également démenti la responsabilité de la Société Générale dans la chute spectaculaire des marchés financiers en début de semaine, ainsi que dans la décision de la Réserve fédérale américaine qui a abaissé mardi son principal taux directeur de 0,75%. "C'est absurde ! Ce sont les bourses asiatiques qui ont donné le la. Nous avons absolument respecté l'intégrité [des marchés] en demeurant dans la norme admise qui veut qu'un établissement ne peut à lui seul intervenir sur plus de 10% d'un marché donné", a dit Daniel Bouton.

Se voulant rassurant envers la clientèle, il a indiqué que l'augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros prévue par la banque est "une opération qui restaure toute la solidité de la Société Générale, et même, l'améliorera". "Nos forces sont intactes", a-t-il déclaré. Quant à une éventuelle OPA hostile qui pourrait être lancée par une banque concurrente sur la Société Générale, fragilisée, le PDG a indiqué que "ce ne serait pas la première fois depuis 1987", date de la privatisation de la banque.

(D'après agence)

le 25 janvier 2008 à 22:41
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2 Commentaires

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  • GILBERT, le 26/01/2008 à 09h12

    C'est sans doute vrai car cela parait un peu gros mais à savoir attendons la fin de l'enquête. La brigade financière du SRPJ a très certainement d'excellents spécialistes en la matière et ils ne lacheront pas un os de cette taille. (sauf à ce qu'ils y soient eux mêmes incités). On parle beaucoup de cette perte de près de 5M d'euros mais moins du montant que représentaient les opérations en cause : en fait cette somme n'est que le résultat du débouclage des positions de marché qui ont été prises. Les accusations qui sont portés quant à l'influence qu'à pu avoir ces sorties en catastrophe et en période de crise ne résultent pas du montant des 5M mais du montant des opérations ayant amené cette perte ce qui est bien différent.

  • Jean Bonnot, le 26/01/2008 à 03h04

    Monsieur Bouton doit expliquer pour quelle raison ses procédures de contrôle sont défaillantes et ensuite démissionner. On se fiche du reste.

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