© DRLe gouvernement gèle le prix de l'électricité pour les entreprises. "A deux reprises, la tutelle a demandé à l'électricien français de corriger la 'trajectoire tarifaire' inscrite dans son plan à moyen terme (PMT). De 2008 à 2010, EDF espérait voir progresser les tarifs appliqués aux entreprises de près de 25%", écrit Les Echos ce mardi, ajoutant que ce ne sera pas le cas, le groupe étant prié de trouver d'autres sources de revenus pour couvrir ses coûts.
Sur cette période, conformément aux engagements pris dans le cadre de son contrat de service public, l'opérateur historique doit se contenter d'une hausse proche de l'inflation pour les tarifs s'appliquant à ses 30 millions de clients particuliers (le tarif "bleu" de son barème). Mais il espérait avoir plus de marge de manoeuvre pour les tarifs "jaune" et "vert", qui s'appliquent à quelque 380.000 entreprises.
8% par an
Dans sa version initiale, le plan tarifaire soumis à l'approbation des pouvoirs publics prévoyait, selon des sources "concordantes" citées par Les Echos, des augmentations annuelles proches de 8% pour cette catégorie de clients, ce qui aurait fait progresser les tarifs environ quatre fois plus vite que l'inflation d'ici à 2010.
Pour justifier la hausse réclamée, EDF explique qu'il faut faire progressivement converger le barème tarifaire vers ce qu'il estime être le coût de renouvellement de ses centrales nucléaires (46 euros par mégawatheure, pour la tête de série EPR). "Le raisonnement séduira sans doute la Commission européenne, qui prône elle-même l'alignement des tarifs administrés sur les prix de marché. Mais, politiquement, un relèvement proche de 25% en trois ans est jugé suicidaire", explique le quotidien.
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