Les mauvais comptes de l'époque Messier

le 02 janvier 2008 à 08h14 , mis à jour le 02 janvier 2008 à 08h23

Le rapport de la brigade financière sur la gestion de Vivendi par Messier pointe "des pratiques comptables agressives", rapporte La Tribune.

Jean-Marie Messier le 25 janvier 2007Jean-Marie Messier le 25 janvier 2007 © TF1-LCI

S'il on en croit les conclusions du texte que s'est procuré La Tribune, la volonté de tromper était patente. La brigade financière a remis son rapport d'enquête sur les malversations financières présumées au sein du groupe de médias Vivendi Universal sous la présidence de Jean-Marie Messier, et y pointe notamment "des pratiques comptables agressives".

  • Vivendi reconnu coupable, Messier relaxé

    J2M a été dédouané vendredi par un jury new-yorkais d'accusations de tromperie sur la santé financière de Vivendi, laissant le groupe qu'il avait conduit au bord du gouffre en 2002 assumer seul.

    Publié le 30/01/2010 Vivendi reconnu coupable, Messier relaxé
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Ce rapport a été transmis le mois dernier aux juges financiers Henri Pons et Jean-Marie d'Huy, affirme le quotidien économique. Ce sont eux qui, saisis depuis 2002 de plaintes pour diffusion d'informations fausses et trompeuses, abus de biens sociaux et délits d'initiés, vont devoir décider entre une procédure de jugement ou un non lieu.

"Une ingénierie juridique et financière sophistiquée"

Or, malgré le vocabulaire policé, il est clair que le rapport sur lequel les juges s'appuieront est sans appel. Outre ce qualificatif "d'agressif" apposé aux pratiques financières de Vivendi, la brigade financière y dénonce "la mise en oeuvre d'une ingénierie juridique et financière sophistiquée dont il ne fait aucun doute qu'elles ont été motivées, partiellement au moins, par des considérations cosmétiques s'inscrivant dans le cadre d'une communication financière résoluement optimiste". En clair : il s'agissait de présenter systématiquement les comptes du groupe sous le jour le plus favorable, quitte à prendre des libertés avec la vérité des chiffres.

L'ancien PDG de VU, Jean-Marie Messier, a déjà été condamné pour cette même affaire par la Commission des Opérations de Bourse, devenue depuis l'Autorité des marchés financiers. Jean-Marie Messier, pour avoir mal informé le marché et les actionnaires du groupe entre 2000 et 2002, avait reçu une amende d'un million d'euros, ramenée à 500.000 euros en appel.

D'après agences

le 02 janvier 2008 à 08:14
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