Lakshmi Mittal à l'Elysée le 28 janvier 2008 © TF1/LCILa ministre de l'Economie a promis lundi que le gouvernement fera "tout ce qu'il peut" pour éviter les quelque 600 suppressions d'emplois annoncées à Gandrange, une aciérie d'ArcelorMittal en Moselle, "si cela peut être évité". Dans cette optique, Nicolas Sarkozy a reçu dans la journée le PDG du groupe sidérurgique.
A l'issue d'un long entretien avec le président, Lakshmi Mittal s'est engagé lundi à discuter "jusqu'en avril" avec les syndicats de "solutions alternatives viables" au plan de suppressions d'emplois à Gandrange, assurant de nouveau que tous les salariés seraient reclassés. "Comme je l'ai déjà dit, il n'y aura pas de suppressions d'emplois à Gandrange, chaque employé pourra bénéficier d'un autre emploi dans les usines (du groupe) de la région", a-t-il assuré. "Nous ne voulons pas fermer l'ensemble de l'usine, mais seulement la production de l'acier", a-t-il rappelé.
ArcelorMittal a annoncé le 16 janvier la suppression d'ici à avril 2009 de 595 des 1.108 emplois de son aciérie de Gandrange que le groupe s'est engagé à reclasser dans son unité de Florange, en Moselle également, et au Luxembourg. Le 16 janvier, le directeur général d'ArcelorMittal France, Daniel Soury-Lavergne, avait chiffré à quelque 400 le nombre d'emplois "disponibles" pour le reclassement des métallos de Gandrange. L'usine de Gandrange avait été rachetée en 1999 par l'Indien Mittal Steel au Français Usinor pour le franc symbolique. Les deux entreprises ont fusionné en 2006 après l'OPA lancée par Mittalsur Arcelor, un groupe créé en 2002 entre Usinor et deux autres sidérurgistes européens.
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