La perquisition chez le frère de Jérôme Kerviel le 30 janvier © LCIUne perquisition a été effectuée mercredi en fin d'après-midi au domicile parisien du frère de Jérôme Kerviel, le trader de la Société Générale accusé d'être à l'origine d'une perte record de cinq milliards d'euros. Le domicile de Jérôme Kerviel avait déjà été perquisitionné.
Cette perquisition est liée à l'affaire de la Société Générale et a été réalisée sur commission rogatoire des juges chargés du dossier, Renaud van Ryumbecke et Françoise Desset, selon une source proche du dossier. Auparavant, une autre source proche du dossier avait affirmé qu'elle était liée aux anciennes activités dans le domaine bancaire du frère de Jérôme Kerviel.
Un frère autrefois trader
La perquisition a débuté peu avant 15 heures. Les policiers, trois hommes et une femme, ont quitté les lieux, sans faire de commentaire. Ils portaient des mallettes. L'appartement, dont les volets étaient clos, est situé au 2ème étage d'un immeuble haussmannien.
Selon le quotidien les Echos de ce mercredi, qui précise que "l'affaire n'a rien à voir avec la Société Générale", le frère de Jérôme Kerviel "a bel et bien été poussé à la démission il y a près d'un an par BNP Paribas". Selon le journal, l'homme était trader dans une filiale de courtage de la banque et "n'aurait pas respecté certaines règles internes".
La SocGen se défend
Des membres de l'encadrement de Jérôme Kerviel devraient en outre prochainement être entendus dans l'enquête judiciaire sur la Société Générale qui pour le moment, n'est pas étendue au délit d'initié, comme le réclament des actionnaires.
De leur côté, les avocats de la Société Générale ont insisté mercredi sur le statut de "victime" que la banque dit avoir, répliquant vivement aux déclarations du trader Jérôme Kerviel mettant en cause sa hiérarchie. "Jérôme Kerviel est un menteur et un tricheur", a déclaré Me Jean Veil. Pour Me François Martineau, s'interroger sur le rôle supposé de la banque dans sa propre déroute, c'est inverser les rôles. "C'est comme si votre femme était violée et qu'on se demandait si ce n'est pas un peu de votre faute", a-t-il dit. Me Jean Reinhart, troisième avocat de la SocGen, a insisté sur le fait que Jérôme Kerviel avait admis devant les enquêteurs avoir réalisé de faux documents pour masquer le caractère irrégulier de ses opérations.
La deuxième banque française s'est constituée partie civile dans l'instruction conduite par les juges Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset, ce qui lui donne accès au dossier d'enquête et permet de formuler des demandes d'acte.
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