Et si la "SocGen" avait paniqué les Américains...

Par , le 25 janvier 2008 à 16h18 , mis à jour le 25 janvier 2008 à 17h08

Les ventes massives de la Société Générale au début de la semaine auraient été mal interprétées par la Banque Fédérale Américaine qui a baissé ses taux brusquement.

Société généraleImage d'archives.

Des ventes massives de la Société Générale qui perturbent les autorités bancaires américaines au point d'influencer leur politique économique : c'est la thèse avancée ce vendredi par une partie de la presse américaine, dont l'emblématique Washington Post.
 
Les énormes volumes de ventes de la Société Générale au début de la semaine auraient ainsi au minimum préparé le terrain pour la baisse des taux de la Fed, la Banque Fédérale Américaine. "Certains analystes suggèrent que les volumes élevés de ventes par la Société Générale lundi, qui liquidait secrètement les positions prises par son courtier, ont contribué à la chute globale des marchés actions qui a conduit la Fed à réagir " par la baisse d'urgence de ses taux d'intérêt mardi, écrit ainsi le Washington Post. Une intervention massive qui avait surpris les marchés.
 
"Ce ne sont pas des Rolex"
 
Une source au sein de la Fed, qui s'est exprimée anonymement auprès du quotidien, a déclaré que la Réserve fédérale n'était pas au courant lundi de ces ventes par la Société Générale. Ce qui renforce la thèse d'un mouvement sur le marché des actions mal interprété par Ben Bernanke, le patron de la Fed.

"La Fed a-t-elle été piégée ?", se demande carrément David Gaffen, journaliste, dans un blog publié par nos confrères du site Web du Wall Street Journal. Avec le recul sur les ventes de la Société générale, nous pouvons voir "la décision de la Fed sous un jour nouveau", estime-t-il: "Pour être clair, ils sont tombés dans le panneau".

Féroce, il associe à son billet une photo de montres de pacotilles avec cette légende : "Mr. Bernanke. Si vous voyez ces montres dans la rue, ne les achetez pas. Ce ne sont pas des Rolex". Et cite Barry Ritholtz, conseiller financier qui se désole de cette apparente volonté de la Fed qui est de venir au secours du marché des actions, "ce qui n'est pas le rôle de la Fed".

"C'est complètement ridicule"

A la différence d'une partie de la presse anglo-saxonne, aucun spécialiste français n'estime encore que l'opération a provoqué la chute des bourses, et encore moins qu'elle a influencé l'abaissement spectaculaire des taux de la Réserve fédérale.

"C'est complètement ridicule. On peut se poser beaucoup de questions sur cette opération, mais je ne peux pas croire que la Fed décide d'abaisser ses taux pour quelques jours de volumes inhabituels sur les contrats à terme", juge Lionel Jardin de Global Equities.
 
Il estime par ailleurs que la Fed était sans doute au courant des difficultés de la Société Générale, le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer ayant indiqué que "toute l'information (avait) été donnée" à ses homologues internationaux, "quand c'était opportun".
 
"Volumes tout à fait anormaux"
 
Frédéric Rozier, gérant de Meeschaert, s'interroge davantage sur les rumeurs de marché "évoquant des pertes colossales, de l'ordre de 40 milliards d'euros", qui avaient précédé l'opération de la Société Générale et fait plonger le titre dès le vendredi 18 janvier.

Cette dégringolade s'était accompagnée d'une explosion des volumes, c'est-à-dire de la quantité d'actions échangées chaque jour. "Il serait sans doute intéressant que l'Autorité des Marchés Financiers se penche là-dessus. Ces volumes sont tout à fait anormaux, et certaines personnes disposaient visiblement d'informations privilégiées".
 
Pour tirer les choses au clair, Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, organise mercredi 30 janvier l'audition de représentants de la Banque de France, de la Fédération Bancaire Française (FBF) et de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF).

Par Olivier Levard le 25 janvier 2008 à 16:18
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9 Commentaires

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  • Philippe, le 25/01/2008 à 18h28

    On assiste en direct à l'ebranlement du système bancaire international. Approchez mesdames et messieurs venez voir les banques s'ecrouler.Sale temps pour ceux qui viennent d'acheter une maison à crédit.

  • Bah voyons, le 25/01/2008 à 18h08

    On va devoir en plus payer contre la fed qui va porter plainte hahaha !

  • DUPONT, le 25/01/2008 à 17h59

    Si vous voulez que les gens suivent l'actu sur votre site, et sans vouloir paraitre pour un ignard, simplifiez le contenu car on ne comprend rien de rien. Déjà que l'affaire est complexe si en plus vous y mettez des américains, c un peu comme projeté un lecteur à l'avant dernière page d'un livre de Dan Brown !

  • Betty, le 25/01/2008 à 17h59

    Bizarre! bizarre!!vous avez dit bizarre comme c'est bizarre????? MOI DEMAIN JE VIDE MES COMPTES!!!!!

  • DUPONT, le 25/01/2008 à 17h41

    Surtout ne rien dire et essayer de limiter la casse. Sauf que maintenant il y a peut-être un "délit d'initié". Décidément ce trader restera dans les annales!

  • Alain, le 25/01/2008 à 17h35

    Ouh la ! la ! c'est un coup à finir enchrité dans un camp de vacances du cotté de cuba !

  • Alain, le 25/01/2008 à 17h28

    Encore une affaire de gros sous! Sauf pour les salariés de la SOCGEN; bonjour les augmentations de salaires en 2008!

  • Alain, le 25/01/2008 à 17h25

    Chantons tous:"A la SOCIETE GENERALE!..."

  • MOREAU, le 25/01/2008 à 17h20

    BRAVO LA SOCIETE GENERAL A FORCE D'EMBAUCHER DES STAGIAIRES LE RESULTAT EST AINSI.

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