Daniel Bouton, ex-président de la Société Générale © LCI![]() |
| Lagarde: "La Société Générale est en situation de crise" |
Au lendemain de la mise en examen de Jérôme Kerviel pour "abus de confiance", "faux et usage de faux", les réactions fusent sur la responsabilité de Daniel Bouton, PDG de la Société Générale. La ministre de la Justice Rachida Dati a estimé mardi sur France Info que sa responsabilité "peut être engagée" dans l'affaire de la "fraude" colossale imputée au trader. Elle a toutefois précisé ne pas avoir "à se prononcer sur la démission de Daniel Bouton". "Il faut que toutes les responsabilités soient mises à jour et que tout le monde puisse s'expliquer sur cette affaire de grande ampleur", a-t-elle insisté.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a elle déclaré mardi qu'elle n'était "pas convaincue" qu'il faille "changer de capitaine" à la tête de la Société Générale. "A titre personnel, je ne suis pas convaincue que lorsqu'on est en train de régater et que le bateau gîte un peu, qu'on a intérêt à changer de capitaine", a-t-elle dit devant la commission des Finances du Sénat. Réaffirmant que la décision de remplacer ou non M. Bouton comme PDG de la banque française "appartient au conseil d'administration", elle a ajouté: "je ne pense pas que ce soit au gouvernement français de prendre une décision d'administrateur".
Responsabilités
Interrogé lundi soir sur l'éventuelle démission de Daniel Bouton, Nicolas Sarkozy a répondu : "Je n'aime pas porter un jugement personnel sur les gens, surtout lorsqu'ils sont dans la difficulté, mais (...) quand on a une forte rémunération, ce qui était sans doute légitime, et qu'il y a un fort problème, on ne peut pas s'exonérer de responsabilités".
| Lagarde remet son rapport vendredi à Fillon |
La ministre de l'Economie Christine Lagarde a indiqué mardi qu'elle remettrait vendredi à François Fillon le rapport que lui a demandé le Premier ministre sur la "fraude" à la Société Générale. Ce rapport est élaboré avec les services de Bercy, la Commission bancaire et l'Autorité des marchés financiers (AMF). Il répondra à quatre questions : "quelle est la chronologie des faits pour arriver à la situation de jeudi matin" 24 janvier, quand a été révélée la fraude et les pertes massives de la banque, a-t-elle ajouté sur LCI. "Pourquoi les contrôles n'ont-ils pas fonctionné pour déceler cette situation", a poursuivi Mme Lagarde. "Comment doit on améliorer les contrôles, et pendant toute cette période la Société Générale s'est-elle conformée à la réglementation bancaire et boursière", a ajouté la ministre. "Le Premier ministre pourra ensuite proposer des modifications éventuelles en matière de réglementation", a-t-elle précisé. |
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