Un nouveau train à grande vitesse baptisé AGV © Alstom |
> La présentation de ce train du futur
> Sarkozy dans la cabine du nouveau TGV |
Cérémonie en grande pompe ce mardi au centre d'essais d'Alstom, à La Rochelle. Pas moins de 500 invités, parmi lesquels Nicolas Sarkozy, le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, le PDG d'Alstom Patrick Kron et de nombreux journalistes, étaient présents pour découvrir le nouveau train à grande vitesse du groupe ferroviaire : l'AGV (pour Automotrice grande vitesse) présenté par le PDG du groupe Alstom, Patrick Kron. Nicolas Sarkozy a rendu hommage au "renouveau" d'Alstom, au sauvetage duquel il a contribué en 2004.
Contrairement au TGV, c'est sans le concours de la SNCF qu'Alstom a mené ce projet. L'AGV roulera plus vite (350 km/h en exploitation commerciale, soit 30 km/h plus vite que la vitesse maximale du TGV Est). Autre particularité, il possède une motorisation répartie sur toutes les voitures du train, plutôt que concentrée sur les deux motrices en tête et en queue, ce qui permet selon Alstom de gagner de la place pour les passagers et de réduire les coûts de maintenance. Des moteurs dits "à aimants permanents" permettent aussi de moins consommer d'énergie, fait valoir le groupe français.
Les appétits à l'étranger d'Alstom
Surtout, "l'AGV a été conçu pour intégrer les besoins à l'export", explique Alstom. Et ce nouveau train "donnera une chance extraordinaire à l'industrie ferroviaire et lui permettra de gagner des parts de marché à l'étranger", pronostique déjà Dominique Bussereau. Alstom a remporté en janvier sa première commande pour ce train nouvelle génération. L'opérateur privé italien NTV a acheté 25 rames, une commande assortie d'un contrat de maintenance sur 30 ans, pour un total de 1,5 milliard d'euros. Avec ce contrat, Alstom a damé le pion à ses rivaux, le canadien Bombardier, qui lui aussi a concocté un train ultra-rapide, le Zefiro, mais surtout l'ICE de l'allemand Siemens. Selon la presse allemande de lundi, l'AGV serait de plus très bien placé pour remporter un appel d'offres en Allemagne au nez et à la barbe de Siemens.
De quoi confirmer très largement les succès des trains à grande vitesse français. Alstom vient de remporter coup sur coup plusieurs contrats : fin 2007 pour un TGV au Maroc, puis, la semaine dernière pour un TGV en Argentine. Et louche déjà sur d'autres grands chantiers internationaux. "Après la Corée qui s'est dotée du TGV dans les années 90, l'Argentine, le Maroc, l'Arabie Saoudite sont engagés dans des projets de liaisons à très grande vitesse", note Alstom. Selon le groupe, "les Emirats du Golfe, l'Algérie, l'Egypte, le Venezuela, le Brésil, la Russie, la Suède et même les Etats-Unis ont fait état de leur intérêt". Une renaissance spectaculaire pour le groupe que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie et des Finances, avait contribué en 2004 à sauver du démantèlement, alors qu'Alstom se trouvait en grande difficulté financière.
D'après agences
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Eurostar/Siemens : Alstom débouté de sa demande
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