La Société Générale pourrait devenir une proie © LCIC'est un scoop de l'édition en ligne du Wall Street Journal, lundi. La SEC, gendarme de la Bourse américaine, enquête sur les ventes d'actions d'un des administrateurs de la Société Générale, Robert Day, et de deux fondations qui lui sont proches, indique le quotidien.
Le procureur de Brooklyn a également ouvert une enquête pénale liée à la banque, toujours selon le Wall Street Journal, qui dit ignorer quel est l'objet exact de cette autre investigation. Contactés, le département de la Justice et la SEC n'ont pas commenté ces informations.
85,745 millions d'euros d'actions
Robert A. Day, membre du conseil d'administration de la banque victime d'une "fraude" de 4,9 milliards d'euros révélée le 24 janvier, a vendu le 9 janvier pour 85,745 millions d'euros d'actions qu'il possédait, au prix de 95,27 euros par action, selon l'Autorité des marchés financiers (AMF). Par ailleurs, deux fondations auxquelles il est "lié" selon l'AMF, la Robert A. Day Foundation et la Kelly Day Foundation, ont vendu respectivement le 10 janvier pour 8,63 millions d'euros et 959.066 euros d'actions.
L'association des petits porteurs actifs (APPAC) a déposé une plainte contre X le 24 janvier auprès du procureur de Paris pour "diffusion de fausses informations ou trompeuses ayant agi sur le cours de Bourse des titres". Le lundi suivant, l'avocat d'une centaine d'autres actionnaires de la Société Générale a déposé une plainte contre X auprès du procureur de Paris pour "manipulation de cours" et "délit d'initié".
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