Le Crédit Agricole s'intéresse à la Société Générale © LCIBNP Paribas ne serait plus la seule banque en lice pour l'éventuel rachat de la Société Générale, fragilisée par une perte de 4,8 milliards d'euros attribuée à la fraude du trader Jérôme Kerviel. Selon Les Echos, le Crédit Agricole pourrait également se porter acquéreur puisque la banque a mandaté deux banques d'affaires, Calyon et Lazard, pour "l'épauler pour étudier le dossier", révèle le quotidien. La banque verte serait intéressée par l'ensemble du groupe et non par une partie de ses activités, dans le cadre d'un démantèlement, selon Les Echos. "Le Crédit Agricole ne veut pas laisser BNP Paribas prendre 7% de part de marché d'un coup en banque de détail", affirme un proche du dossier, cité par le journal.
Dans l'après-midi, une source proche du Credit Agricole a cependant catégoriquement démenti cette information des Echos. "Le CA n'est en aucun cas prédateur, il regarde mais n'est pas à l'attaque", affirme cette source, qui précise que la banque étudie simplement les conséquences que pourraient avoir un tel rachat. "Si la Société Générale était rachetée, cela modifierait l'équilibre français", remarque cette source. En cas de rachat par BNP-Paribas ou par une autre banque, "il y aurait des ventes car il y aurait des doublons dans beaucoup de domaines", poursuit-elle. "On ne peut pas ne pas se préparer à toutes les éventualités", dit-elle.
"L'Etat interviendra s'il le juge nécessaire"
De son côté, BNP Paribas "réfléchit" bien à une offre d'achat sur la Société Générale, a indiqué jeudi une porte-parole de l'établissement. D'après Les Echos, citant une "source proche", la banque s'est entourée de conseils, et travaillerait activement au projet. Très convoitée, la Société Générale prépare elle sa défense avec la banque d'affaires Rothschild, selon le Financial Times de vendredi. Et la "SocGen" peut compter sur le soutien de tous ses salariés : pour l'indépendance de leur banque, ils étaient plusieurs centaines a s'être rassemblés jeudi après-midi au pied du siège de la Défense, faisant bloc derrière leur président Daniel Bouton. Pour la CGT, maintenir le PDG à son poste n'équivaut pourtant "pas à un soutien" à la direction de la banque.
Au sommet de l'Etat, on suit attentivement la situation. Selon le conseiller du président Sarkozy, "l'Etat ne restera pas indifférent à ce qui peut affecter le sort de la Société Générale. On ne laissera pas à la merci de n'importe quel prédateur cette entreprise", a ainsi déclaré Henri Guaino. "L'Etat interviendra s'il le juge nécessaire" a-t-il insisté, en soulignant qu'"à chaque fois qu'il y a une attaque sur le système bancaire, tous les gouvernements d'Europe sont actifs, interviennent, ne restent jamais indifférents, la France comme les autres".
Retour MYTF1
Chargement en cours...




