L'Etat rachète des parts de STMicroelectronics

le 27 février 2008 à 09h37 , mis à jour le 27 février 2008 à 13h16

La France va acquérir 2,85% de son capital au groupe italien Finmeccanica, afin de "préserver son indépendance et la stabilité de son actionnariat".

Salle des marchés Salle des marchés © TF1/LCI

Le groupe franco-italien STMicroelectronics est aujourd'hui leader au niveau mondial dans le secteur des semi-conducteurs - des matériaux qui intéressent aussi bien tous les secteurs de l'informatique et des télécommunications, que celui de l'automobile. Et pour l'Elysée, "les circuits que conçoit et produit STMicroelectronics jouent un rôle stratégique".

D'où la décision annoncée mercredi matin : l'Etat français compte acquérir environ 2,85% du capital de l'entreprise au groupe italien Finmeccanica, afin de préserver son indépendance et la stabilité de son actionnariat, "tout en favorisant son développement à long terme et son rôle dans le secteur des nanotechnologies en France", selon l'Elysée.

Une opération à 260 millions d'euros

La transaction devrait s'élever à 260 millions d'euros, le prix de l'action ayant été fixé à dix euros. Elle permettra le rééquilibrage des participations des Etats français et italiens dans le groupe à 13,75% chacun environ contre 10,9% et 16,6% respectivement auparavant, précise le communiqué de l'Elysée.

"L'accord prévoit en outre un éventuel complément de prix égal à 40% de l'écart, s'il est positif, entre la moyenne du cours de Bourse (pondéré sur trois mois) dans un an et le prix d'achat de dix euros (dans la limite de quatre euros par action)", ajoute la présidence de la République.

Le délégué syndical CGT de STMicroelectronics France, Marc Leroux, s'est déclaré mercredi satisfait de la décision de l'Etat, mais il a demandé des "clarifications" sur la stratégie industrielle.

D'après agence

L'Etat pourrait entrer dans le capital d'Alcatel

Selon un article publié sur le site de Challenges, "l'Etat n'exclut pas d'entrer dans le capital d'Alcatel. Si ce scénario n'est pas privilégié actuellement, il n'en est pas pour autant exclu par Bercy, qui souhaite s'investir dans l'avenir du groupe", précise l'hebdomadaire. "Le président de la République Nicolas Sarkozy pourrait faire une annonce majeure concernant l'avenir d'Alcatel-Lucent lors du dîner inaugural du Salon des Télécoms d'Hanovre le 3 mars", ajoute Challenge. L'action Alcatel-Lucent a pris jusqu'à 4% en Bourse mercredi sur ces rumeurs de prise de participation. Mais Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, les a qualifiées de "pures spéculations".

le 27 février 2008 à 09:37
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