Deux mois après la hausse des prix, le marché du tabac en berne en France © TF1Fermer les bâches des terrasses ou pas ? C'est la question quotidienne que se posent les patrons de bars et restaurants disposant de terrasses. Depuis l'élargissement au 1e janvier de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, en plein hiver, différentes interprétations voient le jour. Pour les uns, les clients peuvent fumer sur les terrasses fermées. Pour les autres, c'est interdit.
Certains responsables de bars et restaurants profitent d'une faille de la circulaire d'application du 9 octobre 2007. Celle-ci prévoit que "l'interdiction de fumer ne concerne pas les terrasses dès lors qu'elles ne sont pas couvertes ou que la façade est ouverte". En clair, il faut qu' "au moins un des trois côtés de la façade soit ouvert, ou leur toit ", précise le ministère de la Santé.
Distorsion de concurrence
Pour les professionnels, la loi doit être clarifiée. "Il faut être beaucoup plus précis, estime-t-on au Synhorcat dans le Parisien. Pour protéger les salariés des effets du tabagisme passif, et les employeurs de tout procès... " Le Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat) craint une distorsion de concurrence. Ceux qui respectent la loi perdent de la clientèle alors que les contrevenants les gardent au chaud sous leurs toits ou leurs bâches. Pour Gérard Audureau, président de l'association Droit des non-fumeurs (DNF), "c'est un épiphénomène mais il faut éviter que ça prenne de l'ampleur. La fumée des terrasses trop fermées rentre dans l'établissement ".
Petit rappel de la réglementation : le fumeur, à table ou au comptoir risque 68 euros d'amende. Un montant qui peut atteindre 450 euros en cas de dépassement des délais de paiement. S'il ne respecte pas le nouveau code, le restaurateur risque, lui, 135 euros d'amende et jusqu'à 750 euros avec les éventuelles pénalités de retard. Au ministère de la Santé, aucun retour particulier du terrain n'est signalé.
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