MGA jette l'éponge et cède la place

le 22 février 2008 à 20h12 , mis à jour le 22 février 2008 à 20h15

Le groupe de jouets américain repreneur du français Smoby-Majorette a dit ne pas être en mesure de présenter un plan de continuation pour la société, en redressement judiciaire.

smoby salariés manifestationManifestation de salariés de Smoby © DR

Le groupe de jouets américain MGA Entertainement, repreneur du français Smoby-Majorette, n'est pas en mesure de présenter un plan de continuation pour la société, en redressement judiciaire, a-t-il annoncé vendredi, ce qui laisse la voie libre à un "démembrement du groupe". Smoby-Majorette, numéro un français du jouet, emploie 2.750 salariés dans le monde, dont 1.300 en France.
 
La mise en place d'un plan de continuation, "portant sur l'ensemble" de ce groupe, qui est aussi n°2 européen du jouet, nécessitait "un accord avec les banques créancières de Smoby afin d'apurer sa dette", a rappelé MGA Entertainment. Le groupe américain affirme être parvenu à "trouver un accord avec trois banques et neuf établissements financiers représentant plus de 50% des créances bancaires sur Smoby", mais "quelques banques françaises -dont la Société Générale qui détient environ 35% de la dette, la BNP ou Natixis- n'ont pas souhaité participer aux efforts nécessaires à la préservation du groupe Smoby", a-t-il déploré. D'où l'"impossibilité pour MGA".
 
La justice doit examiner lundi les offres
 
Asphyxié par une dette de 277 millions d'euros, Smoby-Majorette avait été repris par MGA Entertainment au printemps 2007. Mais le tribunal de commerce de Lons-Le-Saunier (Jura), estimant que l'américain n'avait pas tenu ses engagements, avait placé la société en redressement judiciaire le 9 octobre, décision confirmée en appel le 28 décembre. Pour sortir de cette procédure, deux solutions étaient possibles : la présentation par MGA et d'éventuels nouveaux actionnaires d'un "plan de continuation", ou la mise en place d'un "plan de cession" des actifs du groupe, donc un démantèlement.
 
Les trois principaux repreneurs seraient le groupe de jouet allemand Simba, le fonds MIE, et le holding français Abcia, associé à Caravelle, société spécialisée dans la reprise de sociétés en difficultés, selon des sources concordantes. Le tribunal de commerce de Lons-le-Saunier doit les examiner ce lundi, et pourrait fixer la date de l'audience suivante qui déciderait du nom du repreneur, selon une source syndicale. Les salariés prévoient de manifester devant le tribunal lundi après-midi au moment de l'audience. 

le 22 février 2008 à 20:12
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2 Commentaires

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  • Marco, le 23/02/2008 à 21h39

    C'est dingue! Les banques francaises bloquent la reprise et c'est les salaries de Smoby qui trinquent. En attendant a la Societe Generale, personne n'a perdu son boulot apres avoir perrdu 4 milliards.... Delire les banquiers.

  • Jean Bonnot, le 23/02/2008 à 07h13

    Les employés de Smoby-Majorette vont payer l'addition des mesures sociales successives. Comprendra-t-on un jour que les gouvernements successifs ont tué l'emploi avec leurs politiques électoralistes de myopes ? Une proposition : remplacer les 35 heures par les 28 heures afin de supprimer dans la douleur 5 millions d'emplois !

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