Sarkozy en visite énergique

Par , le 28 février 2008 à 17h20 , mis à jour le 29 février 2008 à 09h57

Le président de la République espère signer en Afrique du Sud de nombreux contrats dans le domaine énergétique alors qu'Alstom vient d'y vendre une centrale.

Nicolas Sarkozy en Afrique du Sud, le 28 février 2008Nicolas Sarkozy en Afrique du Sud, le 28 février 2008 © LCI

Vendre de l'énergie à un pays qui en a bien besoin, voilà une des principales missions de Nicolas Sarkozy en Afrique du Sud. Le président français arrivé ce jeudi va y parler de nucléaire civil et espère signer plusieurs accords au cours de sa visite d'Etat de deux jours dans la première puissance économique d'Afrique. La France n'est pour l'instant que le huitième partenaire économique du pays, avec des échanges totaux de 3,3 milliards de dollars en 2007.
 
Cette visite du chef de l'Etat, accompagné d'une importante délégation économique, doit permettre la signature d'importants contrats industriels, technologiques et scientifiques. Le groupe français Alstom signera ainsi vendredi un contrat pour une centrale à charbon d'une valeur d'1,36 milliard d'euros. Il sera signé en présence de Nicolas Sarkozy et de son homologue sud-africain Thabo Mbeki, à Johannesburg.
 
Bravo Alstom
 
La future centrale, nommée Bravo, sera située dans la province du Mpumalanga et aura une capacité de 4.750 mégawatts. En novembre, Alstom avait déjà signé un premier contrat de 1,4 milliard d'euros avec la compagnie nationale d'électricité sud-africaine Eskom pour une autre centrale. "Je ne crois pas qu'Alstom Energie ait jamais signé de plus gros contrats que ces deux mis ensemble", s'est réjoui Philippe Joubert, le vice-président du groupe, en soulignant l'importance du marché sud-africain pour Alstom."Ce marché est très demandeur. En ce moment, pour les deux projets, nous embauchons de 10 à 15 ingénieurs par mois".
 
L'Afrique du Sud traverse une crise énergétique majeure à cause d'une forte croissance de la demande énergétique et d'une obsolescence de ses infrastructures. Incapables de répondre à cette demande, Eskom a procédé en janvier à des délestages quasi-quotidiens, qui ont paralysé pendant plusieurs jours les mines du pays, un pilier d'une économie connue pour ses emblématiques diamants.
 
D'autres précieuses signatures dans le secteur énergétique sont prévus, notamment par le conglomérat Bouygues-EDF en partenariat avec le groupe sud-africain Aveng. Le PDG du groupe nucléaire Areva, Anne Lauvergeon, qui avait déjà suivi Nicolas Sarkozy en Inde, fait partie de la délégation. Elle va devoir se battre : l'Afrique du Sud, qui dispose de la seule centrale nucléaire d'Afrique noire et veut en construire une deuxième, a aussi approché le concurrent américain d'Areva, Westinghouse.

Par Olivier Levard le 28 février 2008 à 17:20
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2 Commentaires

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  • Jean Bonnot, le 28/02/2008 à 23h26

    Bravo, président Sarkozy. Réussir à vendre à l'Afrique du Sud la centrale qu'on ne peut pas construire en France à cause du protocole de Kyoto est un exploit ! Ne polluons pas chez nous, polluons chez les autres, et le plus loin possible !

  • RÉGIS, le 28/02/2008 à 18h58

    C'EST MARRANT, JE NE VOIS PAS LES CRITIQUES ET LE DÉVERSEMENT BILIAIRE HABITUEL ENVERS LE PRESIDENT, CAR ON DES QU'IL S'AGIT DE SA FONCTION ET DE SON TRAVAIL, ON N'ENTEND RIEN(SOIT PARCEQUE CELA FONCTIONNE OU BIEN QUE LES OPPOSANTS N'ONT RIEN A PROPOSER, VOIRE LES 2 RÉUNIS)PAR CONTRE DES PAGES ET DES PAGES LORSQU'IL S'AGIT DE SA VIE PRIVÉE...

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