Le rapport qui accuse le "Middle office" de la SoGé

le 04 février 2008 à 05h40 , mis à jour le 04 février 2008 à 10h54

Le rapport que Christine Lagarde a remis aujourd'hui à François Fillon met en cause les défaillances de la salle des marchés de la banque.

Christine Lagarde ministre économie BercyChristine Lagarde, ministre de l'Economie et des Finances sur LCI © LCI

Dure journée en perspective ce lundi pour Christine Lagarde : la Société Générale tient une large part. Peu avant 10 heures du matin, la ministre de l'Economie était à Matignon pour remettre son rapport sur la crise que traverse la banque réclamé par François Fillon. Un rapport préparé par la Commission bancaire, l'organisme de tutelle des banques présidé par le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, qui devra répondre aux nombreuses questions toujours en suspens depuis la révélation de la fraude. Après son passage à Matignon, Christine Lagarde se rend à l'Assemblée nationale, pour être entendue, à partir de 11 heures, sur ce même sujet par la Commission des Finances. Cette même Commission procédera le lendemain à l'audition de Christian Noyer et de Danièle Nouy, secrétaire générale de la Commission bancaire "sur les dispositifs de contrôle bancaire et sur la régulation des systèmes financiers".

Que contient le rapport présenté par Christine Lagarde ? Selon Bercy, il établit "le déroulement exact des faits, y compris après leur découverte par la direction de la banque et avant la diffusion de l'information au public, ainsi qu'une première appréciation sur la manière dont les contrôles internes de la Banque ont fonctionné". Mais aussi "des préconisations sur le renforcement des contrôles internes et externes de ce type d'opérations".

Selon le quotidien Les Echos, ce rapport dénonce "les défaillances du contrôle dans le 'middle office', pointant les dysfonctionnements des salles de marché de la banque". Version présentée au Premier ministre par Christine Lagarde : "certains mécanismes de contrôles internes  de la Société Générale n'ont pas fonctionné, et ceux qui ont fonctionné n'ont  pas été toujours été suivis des modifications appropriées", a confirmé la ministre lundi matin, en ajoutant que son rapport n'était "pas un rapport d'enquête". Selon la ministre, la "partie la plus importante" du document est de "préconiser des modifications" et de "proposer des pistes d'action de nature à éviter que ne se reproduise une affaire de ce type-là".

Le gouvernement tardivement informé

Ces fameux contrôles sont en effet au centre des critiques depuis la révélation de l'affaire. "C'est vrai qu'il est difficile pour chacun d'entre nous de comprendre comment une personne seule peut, dans un délai relativement court, occasionner des pertes aussi considérables dans un établissement bancaire par ailleurs sérieux et solide", avait souligné François Fillon. Le Premier ministre s'était par ailleurs plaint de n'avoir été informé de l'affaire que le mercredi 23 janvier, soit la veille du jour où la Société générale a révélé au public qu'elle avait débouclé des positions, selon elle frauduleuses, prises par un de ses traders sur des contrats à termes. Un débouclage, commencé le lundi 21 janvier et terminé le 23 janvier, qui s'était soldé par une perte colossale de 4,9 milliards d'euros.

La Société générale a affirmé qu'elle avait débusqué des anomalies dans les transactions réalisées par son trader, Jérôme Kerviel, le vendredi 18 janvier et avait identifié l'intégralité de ses positions durant le week-end suivant. L'exposition notionnelle du trader atteignait environ 50 milliards d'euros, soit un environ un tiers de plus que la capitalisation boursière de la banque. La Société générale décidait alors de commencer le débouclage de la position le lundi 21 février et obtenait l'accord de Christian Noyer et de Michel Prada, président de l'Autorité des marchés financiers. Les deux responsables des autorités de contrôle et de régulation acceptaient que le secret absolu entoure cette opération jusqu'à son terme, c'est-à-dire le mercredi 23 janvier au matin.

Le lendemain, la Société générale annonçait la perte sur cette position - soit près de 5 milliards d'euros. Aux membres de la Commission des Finances du Sénat, qui ont déploré ce secret de trois jours autour d'une société cotée en Bourse, Christian Noyer et Michel Prada ont justifié leur décision en invoquant les conséquences désastreuses qu'aurait pu avoir cette information sur la place financière de Paris et le système bancaire français...

D'après agences

le 04 février 2008 à 05:40
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2 Commentaires

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  • Berny, le 04/02/2008 à 10h15

    A Rio le carnaval bat son plein, en France on fait sauter les crêpes, sauf qu'on a pas un sou dans sa main ou une bague en or pour que ça nous porte chance.

  • Pierre, le 04/02/2008 à 07h10

    En quoi ca la regarde la lagarde elle devrait deja se mettre en accord avec les economistes sur le taux de croissance et le taux d'inflation et apres elle s'occupera de la s g qui est une banque privé

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