Sarkozy à Périgueux le 15 février 2008 © TF1Dans son entretien fleuve avec un panel de lecteurs du Parisien, le chef de l'Etat est revenu sur la fraude massive à la Société Générale. Il dit "ne pas comprendre" pourquoi Daniel Bouton n'a pas "tiré les conclusions" du "sinistre" qu'a connu la Société Générale. "Que quelqu'un gagne 7 millions d'euros par an, ça ne me choque pas", estime-t-il. "A une condition : c'est qu'il en assure la responsabilité. Daniel Bouton, je n'ai rien contre lui, mais on ne peut pas dire : je vais être payé sept millions d'euros par an, et, quand il y un problème dire : ce n'est pas moi. Ça, je ne l'accepte pas", conclut-il.
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a rétorqué mardi qu'il revenait à son conseil d'administration, et non au pouvoir politique, de juger des capacités des dirigeants d'une entreprise. Elle a estimé sur Europe 1 que "dans une crise extrêmement grave comme celle qu'a connue la Société générale, seuls les membres du conseil d'administration disposent de tous les paramètres pour juger de la situation pour prendre la bonne décision". "Est-ce qu'un général d'armée est responsable de l'exaction d'un soldat dont il ignore même le nom ?" s'est interrogée Laurence Parisot ajoutant : "Le général est surtout un responsable pour prendre la bonne décision face à l'accident majeur".
La Banque Postale? Une "fantaisie pure"
Dans Les Echos, la ministre de l'Economie Christine Lagarde assure elle que quel que soit l'avenir de la Société Générale, celui-ci ne passera pas par un mariage avec la Banque Postale. La ministre de l'Economie qualifie de "fantaisie pure" ce projet de rapprochement, infirmant ainsi une information publiée dans le quotidien économique. Lundi, il affirmait sans citer de sources que l'idée d'un mariage entre Société Générale et Banque Postale "fait son chemin", tout en estimant que ce projet paraissait "très complexe à mettre en oeuvre".
"Je n'ai missionné personne à Bercy sur un tel projet", confirme Christine Lagarde au journal, avant de préciser qu'"une augmentation de capital est en cours au sein de la banque privée pour éviter une adossement contraint". La Société Générale a lancé le processus de cette augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros, destinée à renflouer ses fonds propres après la perte de 4,9 milliards liée à l'affaire du trader Jérôme Kerviel et les dépréciations d'actifs de 2,6 milliards d'euros dues aux "subprime".
Selon le journal, l'idée "est antérieure" à l'annonce de pertes colossales de la Société Générale fin janvier, et le dossier "n'en est qu'au stade des réflexions". "Les deux présidents, Daniel Bouton à la Société Générale et Patrick Werner à La Banque Postale ont commencé à poser des jalons", précisait le journal.
D'après agence
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