Société Générale : Guéant plaide pour une solution amicale

le 02 février 2008 à 22h44 , mis à jour le 02 février 2008 à 22h49

Le secrétaire général de l'Elysée estime que Nicolas Sarkozy a été prévenu des problèmes à la Société Générale "avec un retard qui n'est pas normal".

secrétaire général de l'Elysée, Claude GuéantLe secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant © TF1-LCI

Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, juge une solution amicale "préférable à un raid hostile", à propos du souhait de BNP Paribas de racheter sa rivale Société Générale, fragilisée par l'affaire du trader qui lui a fait perdre près de cinq milliards d'euros. "Il appartient à la Société Générale de se déterminer sur son avenir. Doit-elle sortir de la crise seule, ou en s'alliant à un autre établissement bancaire ?", déclare-t-il dans un entretien à paraître dimanche dans Le Parisien et Aujourd'hui en France. Pour le secrétaire général de l'Elysée, "c'est au conseil d'administration de la Société Générale de se déterminer. C'est aussi au marché de lui donner des indications", car "nous sommes dans un système ouvert, libéral".

"Pour les pouvoirs publics, une chose est certaine : une solution amicale serait bien préférable à un raid hostile qui serait lancé par quelque établissement financier que ce soit". BNP Paribas a reconnu jeudi qu'elle travaillait à un rachat de Société Générale, un scénario qui a les faveurs du gouvernement s'il permet d'éviter un raid étranger.

"Un retard qui n'est pas normal"

S'agissant de la crise à la Société Générale, Claude Guéant estime que le président Nicolas Sarkozy "a été prévenu avec un retard qui n'est pas normal" sur cette affaire. Il se montre toutefois rassurant sur l'avenir de cette banque, soulignant que "les clients de la Société Générale n'ont pas de souci à se faire". "La Société Générale présente des comptes encore bénéficiaires" en dépit de ces pertes et "elle a entamé une recapitalisation garantie par d'autres grandes banques internationales, au niveau de 5 milliards", souligne Claude Guéant.

Interrogé sur le sort du président de la banque Daniel Bouton, il répond que c'est "à lui de gérer sa conscience". "Il appartient à la Société Générale de sortir de la crise dans les meilleures conditions. C'est cela qui importe aux autorités françaises plus que le sort de M. Bouton". Le secrétaire général de l'Elysée confirme en outre la présentation au Parlement, au printemps, d'une "loi de modernisation de l'économie" où seront "incluses des dispositions sur les stocks-options". "Le président considère qu'une entreprise c'est à la fois du capital et des hommes et des femmes qui travaillent au service de cette entreprise. Il n'est pas normal que seuls quelques uns dans l'entreprise bénéficient de stocks-options", ajoute-t-il.

(D'après agence)

le 02 février 2008 à 22:44
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6 Commentaires

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  • Jean, le 03/02/2008 à 13h55

    Pas informé à temps!! Pendant que Bush l'est des déboires de la banque française!!! Qu'elle valeur de fait accorder aux propos de M Guéant, même s'ils coulent de sens. Réelle intention d'agir ou tentative de feindre de gérer des choses qui dépasseraient ce gouvernement ? Mais pour faire quoi ? Continuer sur un champ principalement spéculatif ? Se tourner vers un vrai métier de banque ? Au fait qu'en pense Mme Lagarde? Bien sûr si elle en a un.

  • Lucie, le 03/02/2008 à 11h59

    Voilà qui dénote une bien mauvaise connaissance des cultures des 2 banques BNP et de la Soc Gen! elles sont ennemies depuis toujours et leur maillage d'agences le montre bien. c'est le mariage qui donnera le plus de casse sociale ! quelle bonne idée!

  • Jacques, le 03/02/2008 à 11h05

    Quelle est la légitimité de cette personne pour s'exprimer : Elle n'est ni élue, ni ministre ! Elle n'a manifestement que du mépris pour la démocratie. Les journalistes ne devraient pas lui donner tant d'importance

  • Pierrot, le 03/02/2008 à 10h48

    Que vient faire l'Elysee dans une affaire privee ceci ne regarde que les banques et elles seules que mr Gueand et le president soccupent des affaires de l'etat et de MMe Bruni Sarkosy etqu'il laissent le prive regler ses problemes

  • Eric, le 03/02/2008 à 09h49

    A Société Générale présente des comptes encore bénéficiaires, alors où est le problème?

  • Charles, le 03/02/2008 à 09h03

    Mais si cet argent a été détourné,il ss trouve bien quelque part?

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